(avec la complicité de Julien)
Depuis cinq jours Julie ne sort pas de sa chambre du campus, révisions à
outrance, elle n'en peut plus ! Aujourd'hui elle s'accorde une pause,
elle veut profiter de ce chaud soleil de printemps, elle veut croquer la
vie ! Elle décide de passer en fin de matinée à la biblio de la fac, de
déjeûner au RU avec quelques copains de promo, d'assister, quand même,
au seul cours qu'il lui reste ce trimestre, d'aller se promener au Luco
pour la fin de l'après-midi et surtout, pour une fois, de participer à
la soirée organisée par Didier dont les parents sont absents pour
quelques jours. Ca fait combien de temps qu'elle n'a pas fait une petite
soirée étudiants ? Elle a très envie de retrouver toute la bande, ils
lui manquent tous ! Et puis ces petites soirées entre eux qui se
connaissent depuis tant d'années, ça a quelque chsoe de reposant... Pas
besoin de se mettre sur son 31, ni de faire attention à ne pas trop
chauffer les mecs en dansant comme une dératée, non, on peut être à la
cool, on se connaît tous et on n'est là que pour faire la fête.
Hop son short en jean, hop ses sandales à talons compensés, hop son
t-shirt rayé qui couvre à peine les épaules, un truc pour relever ces
cheveux qui lui tiennent chaud, sa paire de lunettes de soleil, et elle
est prête à affronter les premières chaleurs parisiennes.
La journée se passe comme dans un rêve, de la gaité, des rires, des "oh
mais ça fait plaisir de te voir; Julie ! Depuis le temps !!", des
échanges riches... et même un moment très agréable au parc, assise à
l'ombre incertaine d'un platane, où elle a pu enfin finir le dernier
bouquin divertissant qu'elle avait entamé... pour une fois que c'était
pas un poly de partiel !
Petit crochet par chez elle pour nourrir le chat, prendre un gilet pour
la fin de soirée et des chaussures plates (elle est prévoyante),
rehausser un peu le maquillage, écouter les messages sur le répondeur...
Passage chez le fleuriste, c'est son truc à elle, ça, offrir des fleurs
aux mecs et des bouteilles de vin aux filles ! Et le pire c'est que ça
plait bien plus qu'elle ne le pensait...
Dingdong ! Déjà du bruit à l'intérieur, elle n'est pas la première...
La porte s'ouvre et apparaît dans l'encadrement un parfait inconnu...
Elle a du faire une tête si surprise que le type lui décroche un franc
sourire "Entrez ! Je ne vais pas vous manger !"
Didier se pointe, suivi de quelques potes "Ah Julie ! J'ai cru que tu
décommanderais une fois encore ! Viens, tout le monde est si content de
te revoir enfin sortir de ton couvent !! Je crois que tu ne connais pas
Estelle, la copine de Jérôme (la énième nouvelle copine, pense Julie),
Marc et Aaron, ils étaient dans notre section l'an dernier, on s'est
connus au BDE"
Elle embrasse, embrasse, embrasse, des joues fraîches, des joues
chaudes, des joues mal rasées, des joues douces, des joues puériles, des
joues barbues, des joues, des joues... les joues très douces d'Aaron,
son portier, donc.
Elle est assaillie de questions, sollicitée de toute part... on l'invite
à danser, à participer à une débat qui finit en éclats de rire, à
piller le buffet, à picoler, mais sans exagérer... elle se dit qu'elle
aura une crampe aux joues à force de sourire toute la soirée ! C'est bon
de se sentir entourée par les amis et de sortir de cette chambre de
campus sans âme et délabrée...
Il est déjà tard et ceux qui se lèvent tôt pour un cours demain, ou qui
bossent, ou qui habitent loin, ou qui ne veulent pas louper le dernier
métro sont déjà partis... Elle habite tout près, elle compte faire la
grasse mat demain avant de replonger dans ses révisions, elle est bien,
elle reste et profite !
Elle commence à aider Didier à mettre de l'ordre et se rend compte qu'il y a du boulot !
"Si tu veux, je peux rester dormir et t'aider à ranger demain... j'ai peur que tout seul ce soit trop déprimant !"
"Ecoute, si tu peux, c'est pas de refus... Je sais qu'à deux ça ira
nettement plus vite ! Et puis comme ça, je profite encore un peu de toi
avant que tu ne repartes dans ton ermitage ..."
"oui, c'était juste une pause, mais j'ai encore 15 bons jours de révisions qui m'attendent..."
"on va se faire une de ces fêtes après les partiels !!! au moins 3 jours non stop ! Ok ?"
"oh que oui ok ! Tu penses bien !"
Ils ne restent qu'eux, s'activant dans la cuisinie, Jérôme et Estelle se
bécotant dans le bureau, et Aaron et Marc discutant sur le balcon.
"ça suffit comme ça, on finira demain ! Viens boire un dernier verre, Julie."
Elle suit Didier au salon, se laisse tomber sur le canapé. Il part
servir des verres tandis que les garçons rentrent du balcon. Marc s'est
avéré un super danseur, elle est bien contente qu'il ait rejoint le
groupe. Il a l'air aussi crevé qu'elle et fait grincer le fauteuil en
s'affalant dessus. Aaron vient s'asseoir sur le canapé et une
conversation s'engage entre eux quatre lorsque Didier tend un verre à
chacun.
Elle remarque qu'Aaron parle peu mais toujours à propos... et surtout
qu'il la fait rire bien souvent ! Ils finissent par discuter du cours
qu'elle révise depuis une semaine, au hasard d'une question qu'elle a
posé à ces deux étudiants plus âgés. Aaron et elle sont si passionnés
par leur conversation qu'ils ne remarquent pas que Marc s'est
discrètement levé et a pris congé de Didier, un clin d'oeil complice
échangé sur le pas de la porte et Didier part se coucher tout aussi
discrètement.
C'est le silence épais qui les entoure qui leur fait tourner la tête..."Ils sont tous partis ?" s'étonnent-ils en choeur ?!
Aaron n'a pas envie de partir du tout. Lui qui est si timide, qui n'a
jamais osé aborder une fille, se donne mentalement des coups de pied au
cul pour oser... oser poser sa main sur la joue de Julie.
"Il ne reste que nous deux" et lui lancer le regard le plus doux et le
plus sensuel qu'il puisse faire... Il espère qu'elle le comprendra
suffisamment et qu'elle est moins timide que lui, car il a déjà fait
bien plus que ce qu'il pensait être capable de faire !!
Elle le regarde avec tant de tendresse qu'il sent une pique brûlante
dans son thorax et... que sa verge se tend. C'est bien un truc de mec,
ça, pense-t-il... un peu d'attention d'une belle fille et bim ! Il
bande...
Julie est très impressionnée par ce savant jeune homme dont la
conversation fut passionnante. Elle n'a cessé d'admirer ses longues
mains qui parlaient autant que sa bouche aux lèvres charnues.. Elle l'a
dévoré des yeux, a mentalement mordu dans ses lèvres, embrasser ses yeux
au regard si perturbant... Elle avait du mal à suivre leur conversation
tant elle avait envie de se blottir dans ses bras. Chaque fois qu'il
lui décochait un sourire, c'était une pique brûlante dans sa poitrine
et... des fourmillements dans le bas-ventre ! C'est bien un truc de
fille, ça, pensa-t-elle... un peu de tendresse de la part d'un beau mec
et bim ! Elle mouille...
De peur qu'il ne retire sa main, elle pose la sienne par dessus et
maintient ce contact doux et chaud sur sa joue. Premier contact, tant
attendu, presque électrique..
Il a l'air inquiet et tétanisé, elle lui prend alors le visage entre ses
mains, se rapproche delui et dépose un baiser sur sa bouche si douce.
C'est comme si elle avait appuyé sur le bouton déclencheur d'un
cataclysme... Oubliée la timidité, le doute, la gêne... Aaron tient
maintenant fermement la nuque de Julie et l'embrasse fougueusement,
passionnément... il dévore ses lèvres, fouille sa bouche, se bat avec sa
langue, l'étouffe à moitié...
Il l'enlace et la tient serrée contre lui, une main plaquée contre son dos...
Puis il relâche un peu l'étreinte et calme ses baisers, lui bécotant
tout le visage, puis le cou, la nuque... Ses mains se font baladeuses,
s'aventurent sous le t-shirt, défond rapidement l'attache du
soutien-gorge pour libérer deux seins qu'elles empoignent, caressent,
massent, pincent...
Julie halète sous la fougue de son amant, ne peut retenir de petits
gémissements de plaisir lorsqu'il fait darder ses tétons, lorsque sa
bouche descend pour avaler un sein....
Elle ôte t-shirt et sous-tif pour lui offrir chaque pore de la peau de
son buste qu'il s'emploie à parcourir de la langue et des doigts,
baisant, mordant, titillant, caressant ce corps qui l'ennivre déjà.
Progressivement les volutes de ses baisers le font descendre vers son
ventre doux et chaud, ses mains se posent sur ses hanches tandis qu'il
s'attarde sur son nombril. Avec agilité et défait son short et le fait
glisser le long de ses jambes, emportant avec le tanga dont il n'a pas
même vu la couleur...
Julie s'allonge sur le canapé, abandonnant bien volontiers son corps à cet amant si gourmand.
Il vient poser ses lèvres en haut de son pubis, puis descend doucement,
semant de petits baisers jusqu'à son sexe sur lequel il s'attarde,
prolongeant et appuyant son baiser... Il la sent soulever son bassin
pour aller à la rencontre de ses lèvres, elle le désire, son odeur se
fait plus forte, ses lèvres s'entrouvent et il voit luire son intimité
encore dissimulée... Il souffle doucement et lui arrache une plainte...
il ne la fait pas attendre plus longtemps et plonge le bout de sa langue
entre ses lèvres douces pour aller au contact de ce charmant bouton
déjà durci par l'attente...
Parcourant de sa langue son sillon intime, il la voit se cambrer pour
mieux sentir cette caresse quiexcite qui son clitoris tendu, qui
l'entrée de son vagin, qui les petits plis de son anus...
Tout au plaisir qu'il lui procure, cherchant à percevoir chaque signe de
son corps pour s'attarder sur les recoins les plus sensibles, il ne
remarque pas son petit pied dénudé qui se glisse entre ses jambes et
vient s'appuyer délicatement sur l'importante bosse de son pantalon...
Hmm comme il apprécie la délicate caresse qu'elle lui procure ! Le tissu
de son short n'est qu'un rempart fragile et il ressent chaque pression
qu'elle exerce... elle replie ses orteils sur son sexe et le branle avec
tant de douceur et de fermeté qu'il ferme un moment les yeux et
immobilise sa langue.
Reprenant ses esprits et son activité, il se jure de lui procurer un plaisir aussi fou que ce qu'elle lui promet déjà.
Il alterne les petits coups de sa langue pointue autour de son bouton
d'amour, avec de plus amples léchages fouillant dans sa chair humide. Il
se délecte du doux nectar qu'elle produit, s'émeut des frissons qui lui
parcourent le corps, s'amuse de la voir se cambrer ... et se sent à
l'étroit dans son short.
Imperceptiblement elle a fait glisser son corps sur le canapé et c'est
une main habile qui vient à la conquête de ce fichu short, le déboutonne
et libère précautionneusement son membre douloureux. Elle tâtonne
aveuglément à la découverte de ce sexe qu'elle caresse de bas en haut,
sur le gland puis de haut en bas, emprisonne ses couilles, les fait
rouler, remonte le long de sa verge qui palpite dans sa paume. Elle le
tient fermement, maintenant, le branlant lentement mais totalement,
resserrant son étreinte au bas de son mât, caressant de son pouce son
gland dénudé.
Elle sourit de remarquer les pauses dans ses jeux de langue, son souffle
parfois saccadé, son bassin dont il n'arrive pas à retenir tous les
mouvements... Elle aime lui faire perdre le contrôle, lui qui l'emmène
si loin dans le plaisir de son corps.
Il se resaisit à nouveau et joint à sa langue ses longs doigts habiles
qu'il glisse doucement dans son fourreau humide. Elle pousse un premier
cri puis se met à gémir sous le traitement qu'il lui impose. Alternant
entre ses doigts et sa langue, il sollicite son bouton d'amour tout en
lui prodiguant les plus sensuelles des caresses internes. Elle se sent
dégouliner de plaisir et est très touchée de constater qu'il s'en
délecte. Il lui semble qu'il s'ennivre de son odeur et s'abreuve avec
plaisir à son sexe offert alors elle ne se retient plus et se laisse
aller pour le captiver totalement, le droguer de ce délicieux poison qui
coule de son antre. Elle sent le plaisir monter en elle, sa main plonge
dans ses cheveux pour maintenir sa tête dans la prison de ses cuisses,
elle tient son sexe sans bouger, incapable de s'occuper de lui, tout au
plaisir qu'elle ressent, qui l'envahit, qui soulève son bassin, la fait
crier maintenant... et lui prodigue un tel orgasme qu'elle est prise de
saubresaut et voit des étoiles dans ses yeux.
Crispée par cet orgasme, elle s'était arc boutée dans sa direction et la
voilà qui se laisse brutalement retomber sur le canapé, essouflée,
transpirante et presque apeurée de tant de plaisir.
Il redresse légèrement la tête pour la contempler ainsi, perdue, sa main
caressant doucement ce sexe ouvert dont il ne peut plus se passer du
nectar qui en a coulé abondamment.
Elle reprend peu à peu ses esprits, son corps encore parcouru de
quelques frissons puisqu'il poursuit ses tendres caresses sur sa vulve.
Elle pivote doucement pour se rapprocher encore plus de lui, il bascule
son bassin sur le côté, elle tourne la tête et embrasse le sexe qu'elle
n'a pas lâché.
Elle dépose un baiser sur son gland et lèche la goutte de plaisir qui y
perle déjà. Puis elle le suçote du bout des lèvres, tel un bonbon
délicieux. Il a repris ses caresses sur son sexe brûlant et sa langue
explore encore ses profondeurs intimes. Il se sent comme drogué par sa
cyprine et compte bien lui arracher un deuxième orgasme, bien plus
intense encore.
Elle le suce à pleine bouche maintenant, le branlant d'une main, jouant
de ses couilles de l'autre... Il sent sa langue fourvoyer sur son gland,
dans ses plis, il sent ses lèvres coulisser sur sa verge, sa queue
finir en butée au fonds de sa bouche, ses mains s'activer fermement sur
son membre et rouler ses bourses gonflées... Il perd à nouveau le
contrôle de son bassin et se surprend à l'avancer au rythme de sa
bouche. Il ne voudrait pas lui faire de mal, mais il ne maîtrise plus
tous ses gestes et ferme les yeux de plaisir.
Les caresses qu'ils lui prodiguent sont plus intenses, plus rapides,
plus profondes. Elle ouvre largement ses cuisses pour sentir ses doigts
encore plus loin en elle. Son bassin se tend brutalement lorsqu'il masse
du bout du doigt son oeillet et elle doit faire des efforts immenses
pour continuer de s'occuper de sa verge tant elle sent le plaisir monter
à nouveau en elle.
Il râle à présent et ses coups de bassin se font plus amples, il la baise de ses doigts au même rythme de ses va-et-vient...
Son ventre se contracte, ses couilles se font dures, il sent qu'il va
partir et la prévient dans un cri mais elle empoigne ses fesses et le
maintient contre lui. Elle reçoit toute sa semence en bouche, s'en
délectant à son tour mais le voir jouir ainsi lui fait lâcher le dernier
rempart qui la séparait d'un deuxième orgasme plus intense que le
premier tant le partage l'a décuplé.
Leurs bassins s'arrêtent, leurs mains restent sur le sexe de l'autre
mais immobile, leurs langues lèchent les dernières gouttes de plaisir
qui perlent de leurs sexes surchauffés... puis leurs têtes tombent,
lourdes de bonheur, qui sur la cuisse ou le ventre de l'autre et ils
s'enlacent, tête bêche et restent à planer un long moment
Sans doute se sont-ils endormis un instant.
Didier les retrouve au petit matin, collés l'un contre l'autre, la tête
de Julie sur l'épaule d'Aaron, leurs bras entremêlés, un sourire aux
lèvres. Ils leur jettent une couverture sans les réveiller, tire un peu
les rideaux et sort acheter des croissants. Le ménage peut attendre
encore un peu.
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