mercredi 19 décembre 2012

A mon petit matelot

Encore une nuit à me retourner
A chercher la bonne position
Pour enfin pouvoir me reposer
Dormir d'un sommeil profond.
Mais tu en as décidé autrement
Et c'est d'un coup de pied rageur
Que tu as dit ça suffit maman
J'ai décrété que c'était l'heure !

Je me retrouve en pleine nuit
Surprise, fatiguée et démunie
Tu as ouvert la porte, mon petit,
Laissé couler les flots de la Vie,
Maintenant il te faut pointer ton nez.
Le chemin est encore long, tu sais .
On a une danse à improviser tout deux
Dont on ne connait que l'enjeu.

Tout au bout de la mise à l'eau
Je suis allée me promener
Pour te faire arriver plus tôt
Et à la maison accoucher.

Il faisait encore nuit noire
Je regardais cligner le phare
A la lueur des réverbères
Je voyais se retirer la mer.
Quelques clapotis sur l'eau
Et j'ai vu rentrer un bateau.
Sur la pelouse, c'est pratique,
Voici l'arrosage automatique
Et dans le tube des boîtes aux lettres
On glisse le dernier Sud-Ouest.
Peu à peu la lueur du jour
voit s'activer des hommes autour
Maies les vacanceiers dorment encore
Et je profite de ce temps mort.

Tu as préféré attendre
Patiemment que maman craque
Et pour une péri demande
Qu'à la maternité on l'embarque.

A une voisine on a confié
Ton frère et tes soeurs aînés
Et c'est avec un petit sac,
Un manque de sommeil et le trac,
Qu'à la clinique on s'est rendus,
Sans doute comme tu l'avais voulu.
Tu as peut-être eu raison
Avec tes deux tours de cordon
De vouloir naître à l'hôpital
Plutôt qu'ici ça tourne mal.

En ton père j'ai toute confiance
Pour accompagner la naissance
De ses enfants et l'accouchement
De sa femme devenue maman.
Ils sait nous entourer d'amour,
M'aider à vous donner le jour,
Mais il n'est pas du tout médecin,
Et sage-femme encore moins.
C'est juste un super papa
Et c'est déjà très bien comme ça !

Aujourd'hui il fait grnd jour.
La mer remonte doucement
Une brise nous souffle un air lourd
Nous promettant un bon vent.
Les jeunes équipent leurs bateaux
Se préparent pour une virée sur l'eau.
Un jour e te regarderai partir,
Toi aussi tu pourras voguer,
Et je resterai à languir
T'anttendant asises sur le perret
Comme l'a fait ma mère avant moi
Quand je fréquentais le CNA.

Marin nous avons choisi ton nom
En mémoire de feu un tonton,
Mais aussi par amour de la mer
Que m'a transmis ma propre mère.
J'ai mes racines dans la montagne
Où j'ai vu naître mon grand Hilaire
Mais l'air du large qui m'accompagne
Lui a donné un Marin pour frère
 
19 août 2008 (5 jours après cette naissance si marine)

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