mardi 29 janvier 2013

Une nuit

Mes yeux rivés au firmament, je sens ta présence à mes côtés
                                                 Tout contre toi, je sens ta peur toucher la mienne
Suspendu à ce frôlement, mon désir naît
                                                 Savourant ce parfum je sais que tu seras mienne

Je perçois ton envie, tes inquiétudes, tes doutes
                                                 Faisant fi de mes peurs, ma main rejoint la tienne
Et vers ton visage se fraye doucement une route
                                                 Tandis que je joue dans ta toison pubienne

Je plonge dans ton regard et t'offre mon abandon
                                                 Dévoué à ton plaisir j'écoute tes désirs
Chacune de tes caresses est le plus beau des dons
                                                 Tandis que sous mes doigts tu commences à rosir

Mes peurs sont envolées, mon désir croît sans cesse
                                                 Ta cyprine s'écoule telle une source vive
Tes mains sur tout mon corps me plonge dans l'ivresse
                                                  A goûter ton plaisir tu es sur le qui-vive

                                                 Ce fut le début de toute une nuit de plaisirs
Echangés dans le noir qui noyait toutes nos craintes
Où seuls étaient restés nos inassouvis désirs
                                                  Où seules étaient restées tes inaudibles plaintes


 Steven et Miel

Si mal.

Un poids, énorme.
J'etouffe.
Aucun mot, aucune pensée.
Le vide dans ma tête.
Et ce poids.
Peine à respirer,
Mal.
Se concentrer, se reprendre.
Se calmer, respirer...
Sentir le trop-plein.
Yeux fermés.
Larmes qui coulent.
Yeux rougis.
Voix cassée.
J'ai mal. Je suis mal.
Je le sais maintenant,
Je l'aimais.

dimanche 27 janvier 2013

Mémoire capricieuse

(Participation au défi n°5 : Amnésie)

S'il y a une chose que j'apprécie depuis mon divorce, ce sont les WE libres sans les enfants. Ca peut paraître égoïste, mais j'ai passé des années au foyer à m'occuper d'eux toute la semaine et tous les WE, ne refusant pas à mon ex-mari de continuer à faire son foot et m'abandonner plus d'un WE sur deux... Aujourd'hui j'ai deux WE par mois où je peux faire ce que je veux ! Ne penser qu'à moi, me lever quand je veux, faire à manger si je veux et ce que je veux, bref... retrouver ma liberté d'étudiante dont j'avais oublié la saveur ! Ces années d'insouciance où on n'a que soi à se préoccuper, où on a quitté le cocon familial dont on ne supportait plus les règles de vie communes, où on peut agir sur un coup de tête et surtout faire la fête. Car aujourd'hui, je fais la fête !
Ce soir j'ai rendez-vous avec quelques amis au Memphis, la boîte de nuit de notre adolescence qui a refait peau neuve récemment et propose une soirée trentenaire par mois. Je sens que ça va être drôle de se retrouver là-bas ! Bon nous ne sommes que cinq de la bande du départ, mais s'il s'avère que ces soirées sont sympas, on essaiera de provoquer un rassemblement de toute la bande prochainement.

J'ai choisi une tenue confortable, surtout les chaussures. J'aime trop danser pour sacrifier mon look au confort ! Si c'est pour passer la soirée les pieds en compote... Un débardeur à col bénitier dont la blancheur met en valeur mon bronzage, une jupe ample au genou qui ne remonte pas trop quan je virevolte, un soutien-gorge en dentelle qui tiendra bien ma poitrine et un tanga assorti... où sont passées mes sandales à talon ? Hors de question de danser sans talon, je n'ai pas envie de me flinguer les mollets, et celles-ci sont de vrais chaussons... Bon, je vais me maquiller un peu et je verrai ça plus tard.
Ding Dong ! "Salut Marc, Salut Fred !"
"Tu es prête ?"
"Oui"
"Tu prends pas un gilet ou un pull ?"
"Si, tu as raison. Attendez-moi une minute."

"Allez, en voiture !" "
Salut Julie, Maria n'est pas venue ?"
"Elle nous rejoint plus tard."

Nous voilà devant le Memphis
"Tu te souviens ?" me demande Julie, visiblement émue.
La façade a passablement changée, le parking est de l'autre côté, mais oui, je me souviens. Je ressens son émotion, c'est là qu'elle a rencontré pour la première fois Fred, devenu son mari depuis. Marc et Maria seront sans doute aussi émus, c'est ici aussi qu'il l'avait demandé en mariage devant les copains, avant d'oser le faire devant les parents.
Et moi ? J'ai une foule de souvenirs qui me reviennent, de ce temps béni dont je parlais, où j'étais libre et insousciante... Le Memphis est lié pour moi au temps d'avant. Avant la rencontre avec mon futur époux, avant le déménagement à 200km pour le suivre, avant notre mariage, notre vie de couple, avant les enfants, avant les disputes, avant la séparation, avant mon retour ici depuis trois mois quand j'ai emménagé dans la maison de mes parents, récemment décédés. J'ai l'impression de faire un violent retour en arrière dans ma vie, c'est grisant et flippant à la fois.

Je salue les videurs, forcément pas les mêmes, je rentre les yeux écarquillés dans ce lieu dont je connaissais les moindres recoins. La déco intérieure aussi à changer mais peu la disposition. Je me dirige vers le bar où je ne reconnais qu'un serveur... dire qu'on doit avoir autant vieilli que lui, ça fait bizarre tout de même. Me remettra-t-il ?

"Mais... mais... euh... excuse-moi si je me trompe, mais tu ne serais pas Delphine par hasard ?" Je souris, ok, j'ai vieilli, mais il me reconnaît.
"Si! Je me demandais si tu allais me reconnaître. Je suis impressionnée, tu te souviens même de mon prénom. J'avoue que je ne me souviens plus du tien. Eric peut-être ?"
"Presque... Cédric !"
"Haha ! J'y étais presque ! Ca fait plaisir de revoir des têtes connues après tout ce temps ! Bon, je suis pas phisionomiste, mais j'ai passé tellement de temps accroché à ce bar, à une époque !"
"Je te sers le mojito que tu aimais ?"
"Tu te souviens aussi de ça ! Je n'ai pas ta mémoire, moi."
"Tu sais, je suis barman depuis presque vingt ans, c'est naturel pour moi d'associer leur boisson préféré à chaque personne que je connais !"
"Tu as sans doute raison."
Nous poursuivons notre conversation en évoquant tantôt le temps de ma jeunesse, en racontant tantôt ce qu'on a fait depuis. Maria est arrivée entre temps et mes amis se sont vite accaparé le dancefloor. J'espère que tous les trentenaires de ce soir ne sont pas venus en couple, sinon je vais faire pas mal tapisserie !

Ca fait quelques minutes que j'ai noté la présence d'un homme, après le virage du bar, de sorte que je le vois de trois-quarts. J'ai d'abord eu l'oeil attiré par sa stature et la beauté de son visage, mais il n'a de cesse de me regarder et à chaque coup d'oeil discret que je tente dans sa direction, je reçois plein phare son regard bleu fixé sur moi. On ne peut pas dire qu'il soit discret. Ce regard me trouble d'autant plus qu'il remue des souvenirs en moi. C'est flou et imprécis, mais je me demande si je ne connais pas cet homme. Moi et ma mémoire de merde, aussi... J'essaie de me concentrer sur cette allure mais rien ne vient. Soit cet homme ressemble à quelqu'un que je connais, soit je le connais d'un contexte tellement éloigné de cette soirée que je n'arrive pas à le remettre. Je penche plutôt pour la deuxième hypothèse tellement il ne me quitte pas des yeux. Il doit me connaître. Je pense qu'il faut que je demande de l'aide à Cédric, qui a l'air de bien le connaître, lui, mais c'est gênant.

Cédric perçoit mon embarras, il a échangé quelques mots avec l'inconnu et revient vers moi. "Je crois que quelqu'un souhaiterait prendre un verre avec toi et n'ose pas t'aborder. Tu ne sembles pas le reconnaître."
"C'est donc bien ça, il me connaît !! Je n'arrive pas à me souvenir d'où on se connaît, qui il est... j'ai honte ! C'est horrible !" Sur un signe de Cédric le voilà qui s'approche de moi. Nous trinquons sur un cordial bonsoir.
"Alors, chère Delphine, tu ne te souviens pas de moi ?"
"Je suis désolée, votre visage me dit quelque chose, c'est certain, mais ma mémoire me fait défaut. J'ai été soignée durant de longues années contre l'épilepsie et des pans entiers de ma mémoire se sont effacés sous l'effet des drogues ingérées."
"et c'est fini maintenant ?"
"la médecine a fait de net progrès et j'ai subi deux opérations, depuis j'ai un traitement bien plus léger avec peu d'effets secondaires. Je suis sincèrement désolée."
"Ne le sois pas, je comprends et je ne suis pas vexé. Mais tutoies-moi, s'il-te-plait, j'aurais moins l'impression d'être un parfait inconnu pour toi." Je souris, gênée, je pense que je l'ai bien plus vexé qu'il ne le dit.

Le DJ lance un bon vieus James Brown qui attire mon oreille et me fait instinctivement tourner la tête vers la piste de danse. Mon bel inconnu-connu surprend mon geste et m'invite aussitôt à danser. Je découvre avec plaisir qu'il est bon cavalier. Le DJ enchaîne sur un second rock, bien plus rapide dans lequel il m'entraîne aussitôt. Je ne remarque pas tout de suite que les autres danseurs s'écartent pour nous laisser de la place et finissent pas faire cercle autour de nous. Je suis concentrée sur ses mouvements à lui, sur les passes qu'il me propose.

Des émotions me submergent peu à peu. Mon corps a reconnu depuis un moment cette poigne douce et forte à la fois, cette façon de m'enlacer discrètement au détour d'une passe, cette joue posée parfois contre la mienne, certaines passes que je pensais oubliées à jamais... Oui, tout mon corps vibre à l'unisson de cet athlétique cavalier qu'il a reconnu.

Il me renverse dans ses bras à la fin du morceau et la foule amassée nous applaudit. Nous avons donc donné un spectacle... comme au bon vieux temps ! Oui, j'ai énormément dansé dans ma jeunesse et souvent gagné des concours de danse en soirée. Le rouge me monte aux joues devant ces visages souriants qui nous applaudissent sans relâche. Mon cavalier me prend la main et m'entraîne vers un coin plus tranquille, des petites tables rondes entourées de sofas circulaires. Une nouveauté appréciable quand on n'a plus vingt ans et qu'on souffle comme une locomotive après deux rocks. Cédric nous apporte nos verres et nous pouvons discuter sans avoir à hurler.
"Tu danses toujours aussi bien." me glisse-t-il à l'oreille. Son corps collé au mien, sa tête près de mon cou, il me trouble énormément. Je me tourne vers lui, prend son visage entre mes mains et le détaille sans gêne. Je veux forcer ma mémoire à se souvenir. Aucune image ne me revient, rien.
Sa voix est douce et grave et me fait frissonner car j'aime ces voix très masculines, mais elle ne me rappelle rien. Sans doute qu'il n'avait pas la même il y a vingt ans. Car j'imagine que c'est de là qu'on se connaît. De ces soirées au Memphis dont je parlais.
Ses yeux sont d'un bleu profond qui vous perce l'âme. Son regard peut être très dur et impressionnant, mais je ne le vois ce soir que doux et interrogatif. Emu sans doute.
Sa mâchoire carrée fraîchement rasée, son nez droit, ses cheveux souples et noirs qui cachent son front... je trouve cet homme terriblement beau et séduisant, mais ces traits ne m'évoquent rien. Cet un bel homme d'une quarantaine d'années, je n'arrive pas à imaginer le jeune homme de vingt ans qu'il a pû être.

Mes mains quittent son visage, dans un geste de déception. "Alors ?" m'interroge-t-il. J'ai les larmes qui me montent aux yeux et je ne me sens pas la force de parler. Il me prend tendrement les mains et tout mon être frissonne. Sa main se pose sur ma joue, me la caresse doucement, redessinne le contour de mes lèvres et mon coeur explose d'émotions.
"Ne pleure pas ! Ne force pas ta tête, tu la fais souffrir inutilement. J'ai changé de visage, de voix, j'ai vingt ans de plus, c'est normal que tu ne me remettes pas."
"Oui mais toi, tu te souviens. Et..."
"Oui ?"
"Non rien."
"Si, tu voulais me dire quelque chose. S'il-te-plait, dis-le moi".
" Et... Je... Je ne t'ai pas totalement oublié."
"Explique-toi."
"Je crois qu'une partie de moi te reconnais tout à fait et se souviens très bien."
"Alors je sais comment te faire recouvrer la mémoire, viens."

Je dois être vraiment troublée et perdue pour accepter de suivre cet inconnu-connu qui me tient pas la main et m'entraîne hors du Memphis... sur le parking... au-delà du parking... vers le sentier qui serpente dans la garrigue... vers ... vers cet espace rocailleux que je reconnais... vers ce rocher où je m'assois sans discuter... comme il y a vingt ans...
Il retire sa chemise et j'admire son torse musclé éclairé par la lune. Il l'étale par terre et se tourne vers moi, me tendant la main. Je me retrouve enlacée contre lui, je tends me mains vers son visage et il dépose sur mes lèvres le plus doux et le plus émouvant des baisers.
Ces lèvres conquérantes et douces à la fois, cette langue curieuse et délicate, cette peau sous mes doigts, ces gestes qu'il répète... oui, le plus émouvant des baisers, celui qui réactive ma mémoire...
Je me détache de lui, lui fait face et passe par dessus ma tête mon haut puis fais glisser ma jupe. Enfin, je m'allonge sur sa chemise, répétant moi aussi les gestes qu'il m'avait vue faire il y a vingt ans, sous un ciel étoilé estival.
J'ouvre enfin mes bras, sourire aux lèvres, l'invitant à me rejoindre. Je reçois ce corps d'homme plein de douceur et d'envie sur moi, sa tête enfouie dans mon cou pour cacher son émotion trop vive. Je l'enserre et lui murmure à l'oreille
"Tu es venu fêter ton départ à l'étranger et ta dernière soirée ici, François ?"
"Non, je suis revenu vivre ici, je ne te quitterai pas demain, maintenant que je t'ai retrouvée."

mercredi 23 janvier 2013

Acrostiches encore

J ournal de tes amours
E crit sans prétention
A vec toi chaque jour
N os tendres émotions
M êlent espoir et attente.
I l n'est pas plus doux
M élange de sentiments,
E namouré courroux
L ucide et intransigeant.


G ai prince de mes folies
U n homme planta ses
Y eux en moi et sourit.
A dorable sourire
R avissant mon âme
N ul besoin de dire
A vec quel vacarme.
U nion de nos corps
D oux et justes accords.


S ourire aux lèvres
T énèbres au loin
E nvol des sens
P artage des mots
H onte effacée
A mitié donnée
N ul secrets
E crits avoués


S ans tabou ni complexe
T api dans l'ombre de mes
E nvies les plus secrètes.
P artenaire complice de mes
H eures perdues oisives
A vec gentillesse tu parsèmes
N os journées pensives d'
E phémères plaisirs que j'aime.

Accueil d'un poète


A rrivé depuis peu sur ce forum
I ntime qu'il explore aussitôt,
N ous gratifiant déjà de sa prose
U nique et de ses rimes
L ancinantes et parfumées,
I l est accueilli par quelques fous
N ubiles et volubiles du chatt qui
D écouvrant ses talents
A ttendent déjà ses écrits
L e poussant où il n'ose
E ncore s'aventurer...

mardi 22 janvier 2013

Dans ses bras

Dans ses bras je me vois si désirée, que je me sens désirable, et c'est bon...
Dans ses bras je profite de la chaleur de son corps, de la douceur de sa peau...
Dans ses bras je me noie dans ses yeux chargés d'envie et de tendresse
Dans ses bras je savoure ses caresses incessantes, tendres, sensuelles et troublantes
Dans ses bras je me laisse aller aux plaisirs qu'il me donne
Dans ses bras j'oublie tout, l'espace d'une parenthèse enchantée et magique
Dans ses bras je me retrouve entière, unie, apaisée et heureuse

jeudi 17 janvier 2013

Humeur

S'il me parle, ça m'agace
S'il se tait, ça m'énerve
Qu'il m'ignore et je le hais
Qu'il me regarde et je le déteste
Qu'il m'interroge, je le rabroue
Qu'il ne dise rien et moi je boue
Il m'énerve, envie de pleurer
Sans raison, évidemment.
Envie d'être en colère
Envie de m'emporter
S'il m'aimait vraiment,
il me donnerait une occasion
Je me mure dans mon silence
A lui de me comprendre quand même
C'est encore lui qui prend tout
pourtant je me bats contre moi-même.

Vocabulaire nocturne

Pour une fois je suis là pour dîner et je n'ai pas à retourner bosser après. Je traine dans la salle-de-bains, je n'en ai pas souvent l'occasion. Je suis la dernière, aucun scrupule à vider le ballon d'eau chaude sur mes épaules ! Je me glisse nue et encore humide sous les draps, petit plaisir personnel ... Il neige doucement dehors, le poêle donne à fonds, on se recroqueville avec délice sous les couvertures.
Délectation.

J'aurais aimé qu'il vienne se coucher maintenant, j'avais envie de ses caresses, de sa peau, de sa voix... mais il s'est scotché devant un match à la con, ça me fait râler !
Frustration.

La princesse ferait mieux de laisser son preux et servant chevalier vaquer à ses occupations. Elle doit admettre qu'il est tôt pour qu'il vienne se coucher, il n'a pas de sommeil à rattraper, lui J'écoute les bruits de la maison, les ricanements des enfants, la grosse voix de leur père qui se bat pour les coucher, et je cloue le bec de la princesse capricieuse.
Clairvoyance.

Le coton de la couette me caresse la peau et m'enveloppe de douceur. Mes mains partent en balade sur mon corps, délicates caresses qui s'attardent sur mon pubis et mon sexe, inspection de la toison tout juste rectifiée. Mes pensées vagabondent et mes doigts s'attardent vers cette intimité chaude qu'ils se mettent à explorer. Plongeon dans un écrin doux, moelleux, humide, si bon à caresser...
Masturb... ah non ! Endormissement !

Cling ! Mon oeil s'ouvre dans le noir, milieu de nuit. Je suppose que cela fait six heures que je dors, il en est toujours ainsi, horloge interne. Silence ouaté de la nuit, j'explore auditivement ma maison endormie. Aaaaah !! Tout à coup on m'arrache la couette et le froid le saisit ! C'est chéri qui se tourne pour attraper une bouteille d'eau ! "Non mais ça va pas de me piquer la couette comme ça ! Passe-moi la bouteille, tiens !" "Oops, désolé, tiens." "C'est chiant pour boire ces plastiques tout mous !" "Comme moi" "Pfff ! Me fais pas rire quand je bois !"
Complicité

On se recouche, je me colle contre lui, resté sur le dos, je passe ma jambe sur lui, mon bras enserre ses épaules, j'aime bien me l'accaparer comme ça ! C'est mon-mien, pas touche ! "C'est pas toi qui me disais que t'étais mou ?" "C'est ta jambe sur moi qui m'a excité" "ah bon ? Rien que ma jambe, comme ça, innocemment posée, ça t'excite ! Hmmm" Me voilà franchement réveillée... Je sors dans le froid de cette vieille maison faire un tour aux toilettes, sinon je ne pourrai pas me rendormir correctement... et je retourne me lover au chaud contre lui. Par où remonter dans le lit ? Faire le tour et me glisse de mon côté ? Escalader le sien, l'escalader ? J'attrape la couette et zou ! Je la vire... et je viens la remplacer... Mes jambes allongées sur les siennes, en équilibre, mon buste encastré sur le sien, mes mains dans les siennes, ma tête dans son cou, je le déguste de la tête au pied par chaque parcelle de ma peau et je sens son sexe dur contre mon pubis.
Excitation

Ma bouche dévore la peau douce et chaude de son cou et vient lui voler quelques baisers sur les lèvres. Mes jambes retombent de chaque côté et l'enserrent, nos bas-ventres se frottent tendrement, se tendent l'un vers l'autre. Ses mains parcourent mon dos, mes hanches, mes fesses, les miennes le cajolent... "Hmmm... et si tu mettais un préservatif tout de suite ? Non ?" "Si" Je me soulève quelques instants mais reviens vite l'écraser, mon sexe posé juste au-dessus du sien. Je le saisis, il est terriblement droit et dur, il me donne tellement envie.. Je caresse un peu mes lèvres puis le dirige, impatiente vers mon antre qu'il pénètre d'un coup, une vague de plaisir me parcourt.
Désir intense.

Je me redresse et danse sur son ventre, parfois glissant sur son sexe, parfois ondulant pour le sentir au fonds de moi et masser tout mon sexe sur lui... Ses mains profitent de mes seins qu'il se redresse pour embrasser, ses mains saisissent mon bassin pour l'accompagner dans ses mouvements... Je tangue, tantôt dressée devant lui, tantôt en arrière prenant appui sur ses genoux, tantôt écroulée sur son torse, la tête enfouie dans son cou où je murmure mon plaisir... il s'arc-boute, je soutiens sa tête, je sens toute sa force dans ces coups de reins acrobatiques, il s'accroche à moi, à mes fesses, il part hasarde ses doigts vers ce petit trou tant désiré...
Volupté

Il fait trop sombre pour que je le vois distinctement, mais je devine son oeil qui brille, son visage interrogatif tourné vers moi. Oui, j'ai envie aussi, ne t'en fais pas. Je me dégage lentement de toi, un sourire aux lèvres, je glisse une main vers ton sexe et le présente à mon cul. Je sais, je râle toujours si tu ne me prépares pas, mais j'ai tellement envie de toi, que je sens qu'il n'en est pas besoin. J'aime que tu me laisses mener la danse, tu es là, immobile et patient... je sens que tu te retiens de bouger, que tu es tout à tes sensations et que tu savoures la progression de ton sexe en moi. Sens-tu comme il y entre lentement mais facilement ? Je ne peux retenir mes gémissements de plaisir, j'aime tellement te sentir coulisser dans mon cul tout simplement.
Connivence

Notre danse a repris, plus intense, plus bruyante, plus brutale. J'ai rapidement envie de plus, encore plus. "Tu ne veux pas que je me mette à quatre pattes ?" Tu acquiesces et je m'offre indécemment à toi, toi qui n'hésites pas et retournes profiter de ce petit trou que tu aimes tant. Je me cambre pour mieux te sentir, tu me saisis la taille pour amplifier tes mouvements. Nos corps s'agitent en rythme, parfaitement synchronisés sur ce plaisir intense que nous prenons ensemble. Mes plaintes emplissent la nuit, bientôt rejoins par tes râles... Je t'entends gémir, je sens ton corps te tendre, tes coups se font plus forts, plus profonds, je sens que tu vas jouir et j'en ressens un plaisir foudroyant.
Jouissance

Tu te poses sur mon dos, je relève ma tête pour me coller à toi, tu embrasses mon cou et nous restons quelques moments ainsi, un peu interdits, surpris, essoufflés, heureux... je m'écroule enfin sur le lit et tu te retires doucement. Oui, je sais, quelle corvée ces préservatifs... tu m'en veux vraiment ? Je me glisse de mon côté du lit, me retourne sur le dos, face à la nuit. Je t'aime, tu le sais, même si je ne te le dis pas, ou ne te le dis plus. Parfois les mots voudraient franchir mes lèvres, mais le souvenir du mal que tu m'as fait cet été les scelle encore. Tu devras te contenter des non-dits murmurés de mon corps. Tu reviens te glisser au chaud dans le lit "Bonne fin de nuit, ma dame" Je me colle à ton dos, le visage dans le creux de tes épaules, si doux, que j'aime tant "Dors bien, mon coeur". Pour une fois, avant que le réveil ne sonne, on a du temps...
Tendresse

mercredi 16 janvier 2013

Invasion délicieuse

J'étais là, debout, comme une empotée
Ne sachant comment me tenir
quelle position adopter
et refrénant un sourire.
Je scrute chaque visage qui descend
mais le flot des voyageurs grossissant
je perds mon regard dans la foule
qui devant moi déboule.
Et soudain, arrivé de nul part
le voici devant moi, souriant
devant mon air hagard
et d'un coup m'embrassant.
Tout en moi est révolté
devant cet assaut osé
mais son geste est si tendre
son baiser si délicieux
que mes lèvres le lui rendent,
que je lui souris des yeux.
La honte de ce que je suis
il me l'a enlevée.
La culpabilité aussi
il me l'a ôtée.
La gêne de me voir aimer
il l'a faite valser.
D'un regard d'envie,
d'une main aventurière,
d'une bouche conquérante
il a balayé de ma vie
des années entières
de peine invalidante.

un titre ?

Oh comme je t'aime !
Je passe mes journées avec toi
Je te cajole, je te protège
Tu grandis auprès de moi
Oh comme je t'aime
Contre ton sein
Je me sens bien
Pas envie de bouger
Envie d'en profiter...

Travailler ? À quoi bon
Je t'ai toi, ça me suffit
Je te partage avec mon lit

Très chère procrastination

Cinq sens

Son sourire qui m'accueille
l'étincelle dans son œil
ses lèvres charnues
charment ma vue

Sa main sur ma joue
son souffle dans mon cou
nos doigts s'emmêlent
contact charnel

Sa voix de ténor
résonne encore
au fonds de moi
murmures de joie

Se remplir et chavirer
le sentir et s’enivrer
dans son cou, sous sa peau
aller perdre mes mots

Sa bouche embrasser
sa langue pourchasser,
son goût à nul autre pareil
mes papilles émerveille

Il met si bien en émoi
tous mes sens et le voit
Il appelle avec lui
Toute la vie
pour me faire succomber
et contre lui m'attirer

Plonge, replonge dans l'ondée
du torrent de mon désir
Je saurais t'ensorceler,
magicien de mon plaisir.

Tu quoque

You take my head in your hands,
Blow away my unruly strands,
Look straight in my eyes
Oh, Guy you're not wise !
I can feel your desire
It really takes me higher.

lundi 14 janvier 2013

Thalatta !

Ahhhhhhhhh ! Soupir de soulagement.
Ahhhhhhhhh ! Cri de plaisir dans le vent.
Je suis là, dressée, debout face à lui
Frappée par sa beauté, happée par mon envie.

Le sable brûlant sous la plante de mes pieds
Le vent sec et hurlant dans mes cheveux défaits
Le soleil m'éblouit et rougit déjà ma peau
Mais il est là, devant moi, si beau.

Sur lui mon regard est rivé
Mon cœur ne peut s'en détacher
Son odeur me parvient par embrun
Et transperce ma peau qui a faim

Faim de me plonger nue en lui
Faim de sentir sa force infinie
Faim de rouler sous ses assauts
Faim de goûter à son eau

Lentement je me remets en marche
Dévalant la dune, mes vêtements j'arrache
Et dans une course folle je finis
Par plonger, tête première, dans mon océan chéri.

Clair Obscur

Je l'ai toujours connu ainsi
Souriant, gai, en façade,
Son œil pétillant de vie.

Et pourtant il est malade.
Un mal le ronge en dedans
Il est presque mourant.

Le sang circule froid
dans son corps glacial,
son âme tremble d'effroi,
sa peine est abyssale.

L'obscurité qui le ronge
le poursuit dans ses songes.
Il n'a nul répit, jamais
Il meurt et le sait.

Des lumières l'attirent
Son mal les éteint.
Les voir ainsi s'enfuir
Glisser entre ses mains,
Repartir abîmées
pour de longues années
le fait hurler de douleur,
d'impuissance et de peur.

Il se referme alors
Attendant seul la mort
Il reste là, transi
Éloignant ses amis.

Il m'a certes prévenue
Mais je suis pire que têtue
J'ai fait fi de son mal
Je n'écoutais pas ses râles

Je n'attendais rien
Je ne cherchais rien
Rien à prouver
Rien à demander

Je voulais juste partager
Ce qu'il savait donner
Le plaisir des mots,
Ses textes si beaux.

Je me suis posée
Là, vraiment tout près
Et je suis restée moi
Inaccessible à son froid

Il n'a rien demandé
Il m'a protégée
Pourtant il a senti
Son mal qui tressaillit

La noirceur de son âme
Le froid de son cœur
N'avaient pas les armes
Pour vaincre ma chaleur

Je suis restée soleil
Assise près de lui
Écoutant ses merveilles
presque malgré lui.

Ne me connaissant pas
Ne sachant rien de moi
N'ayant rien à me prendre
Ni rien à me donner
Il a du apprendre
A recevoir ma paix.
Celle qui apaise les tourments
celle qui calme simplement.

J'ai rallumé la lumière
Au fonds de son cœur de pierre
J'ai brisé en morceau
La glace de son étau
Et je suis repartie
Lorsqu'il m'a souri.

Libération

J'étais là, debout, comme une empotée
Ne sachant comment me tenir
quelle position adopter
et refrénant un sourire.
Je scrute chaque visage qui descend
mais le flot des voyageurs grossissant
je perds mon regard dans la foule
qui devant moi déboule.
Et soudain, arrivé de nul part
le voici devant moi, souriant
devant mon air hagard
et d'un coup m'embrassant.
Tout en moi est révolté
devant cet assaut osé
mais son geste est si tendre
son baiser si délicieux
que mes lèvres le lui rendent,
que je lui souris des yeux.
La honte de ce que je suis
il me l'a enlevée.
La culpabilité aussi
il me l'a ôtée.
La gêne de me voir aimer
il l'a faite valser.
D'un regard d'envie,
d'une main aventurière,
d'une bouche conquérante
il a balayé de ma vie
des années entières
de peine invalidante.