mercredi 17 juillet 2013

Cinq

Cinq, elle en compte cinq.
Parfois j'ai envie de dire « que » cinq
L'un sait se faire pressant sur mon bouton
l'autre inquisiteur dans ma bouche
l'un est suffisamment long
pour atteindre le point qui fait mouche
parfois simple complice
parfois équilibriste
le suivant se joint aux autres
pour un parcours sans faute
il reste le petit dernier
encore intimidé
qui vient en rond caresser
mon petit trou titillé
je lui apprendrai aussi
à être plus enhardi
Cinq, elle en compte cinq.
Parfois j'ai envie de dire « que » cinq

Cinq, elle en compte cinq
Et une paume relie les cinq
Parfois ils se joignent de concert
et frappe mon fessier découvert
Sa main sait se faire caressante
D'une douceur infinie et délicieuse
Sa main sait se faire frappante
D'une fermeté puissante et pernicieuse
J'aime sentir mes chairs tressauter
sous ses coups répétés
J'aime sentir la chaleur m'envahir
lorsque je commence à rougir
J'aime sentir la douleur qui pointe
lorsqu'il cingle ses doigts sans feinte
Je tente un court instant de résister
mais je préfère m'abandonner
Sentir la douleur se propager
et mes dernières barrières tomber.
J'aime la tendresse de ses gestes
Les caresses aux coins que je déteste
Je me sens presque belle sous sa paume
princesse aimée de son royaume
Cinq, elle en compte cinq
Et une paume relie les cinq

J'aime la main de mon loup
Je voudrais gémir sous ses coups.

samedi 13 juillet 2013

Douceurs matinales

Soleil timide, lumière laiteuse
chasse les brumes matinales
Brise fraiche se faufilant, joueuse
agite feuilles et pétales
Parfums suaves et délicats
chèvrefeuille et seringat
Parfum fort mais lointain
sève gluante du sapin
Parfums frais et osé
herbe perlée de rosée
Parfum envoûtant
rosier à peine fané
Parfum entêtant
parterre de serpolet
Les nocturnes ont retrouvé terriers
Les diurnes s'étirent dans les fourrés
Vrombissement mal assuré
Du premier bourdon affamé
Les bruits sont encore étouffés
Coton de la nuit effiloché
Je m'étire doucement yeux mi clos
Le corps encore au repos
L'esprit vif, éveillé
avec la nature connecté
Inspiration, éveil des sens
Ouvrir les yeux, sourire aux lèvres
Salutations sincères mais brèves
Expiration qui au loin lance
Les noirceurs de mon cœur
Au soleil brûlées sans peur