vendredi 9 août 2013

Salutation au soleil

9 août 2013 Salutation au Soleil (Yoga)

De la terre au ciel, j'embrasse mon univers
Je le hisse, le tire vers l'infini qui s'étend
Au dessus de moi, des nuées au firmament
Jointure des doigts, je me libère

En soufflant, lentement, je redescend
Genoux pliés, dos voûtés, tête baissée
Mains doucement posées près de mes pieds
J'inspire, j'expire, je me détend

D'un pas en arrière je me déplie
Redresse le buste, appelle les cieux
Jambe tendue je gère au mieux
mon équilibre, souplesse, énergie

Torse sur ma cuisse, mains à plat
Je retire l'autre jambe pour une position
bien connue et difficile dans la tension
de pompe comme on la nommera

Maîtrise des muscles, sans tricher
ou genoux posés pour les débutants
Je descends mon torse lentement
A quelques centimètre du sol m'arrêter

Tenir un moment, corps tendu
poser mes cuisses et bassin
appuyer sur mes mains
relever la tête vers les nues

Buste en arrière, corps tordu
Cambrure extrême face au soleil
Je sens sa chaleur, m'émerveille
J'adresse ma prière aux nues

Souplesse du poisson ondulant
Je redescend mon buste au sol
Pousse sur mes bras et envole
Mes fesses vers le firmament

Tête baissée, cul levé
tel un chat s'étirant
Je reste un moment
… à méditer

Lentement je ramène mes pieds
Vers mes mains au sol posées
Et je me redresse entière
Prête pour une nouvelle prière

mardi 6 août 2013

Orage

Soleil chaud et aveuglant
rires cristallins des enfants
qui batifollent dans l'eau chlorée
dans la chaleur de l'été.

Le ciel se couvre brutalement
Noirs nuages accumulés
le bleu résiste difficilement
de rose, violet et orangé
la lutte solaire embrase le ciel
La lumière crue et irréelle
caresse la terre qui se dresse
pour recevoir l'onde céleste.

Première lueur vive au loin
les éclairs annoncent enfin
l'éclat imminent du courroux
de cet orage de début août.

Grosses gouttes froides qui secouent l'eau
la piscine vite désertée
enfants dans les serviettes emballés
courent à l'abri sous le préau.

On regarde, entassés
les premières gouttes tomber
d'un coup l'ondée est drue
le froid malin s'insinue
des mains dehors se glissent
"il pleut comme vache qui pisse"

D'autres éclairs illuminent les cieux
le tonnerre résonne derrière
l'orage est bien sur eux
les enfants ne font pas les fiers

Les couleurs semblent irréelles
lumière blanche et crue
nuages noirs dans le ciel
le contraste accentuent.

L'accalmie permet d'admirer
les herbes aux perles de pluie
qui scintillent et font miroiter
un monde épris de féérie.

Pas d'appareil étanche
pour immortaliser
sur le contact d'une planche
cet orage de plein été.
Juste quelques vers jetés
en souvenir d'un ciel
d'une lumière irréels
qui nous ont fait rêver