Publié à l'origine en 24 morceaux... 24 petits cadeaux de l'avent.
J'entre dans le bureau de mon collègue un dossier à la main : pas de collègue !
Mais un homme que je ne connais pas... très beau, très sexy... qui a l'air aussi étonné que moi de me trouver là.
« Excusez-moi, Vincent n'est pas là ? »
« Il est parti porter un document au chef, il va revenir »
« Ok, je repasserai, merci »
« Attendez »
Il se dirige vers la porte, la referme et s'approchant de moi me prend dans ses bras
«
Je sais, c'est n'importe quoi mais quand je vous ai vu entrer, j'ai eu
une grande émotion et... j'ai très envie de vous, là, tout de suite. »
Je le regarde totalement interloquée, puis je me dégage, ressors et m'éloigne...
Plus tard je téléphone à Vincent : « j'ai ton doc, tu peux passer le prendre ? »
Je n'ai pas envie de recroiser cet homme qui m'a fortement troublée, certes... mais tout de même agressée sauvagement !!
Pause de midi, je suis dos à ma porte, je cherche mes clefs de voiture dans mon sac...
« Je peux vous inviter à déjeuner ? »
Je me retourne et le vois dans l'encadrement
« S'il vous plait ...» me supplie-t-il avec un regard et un sourire craquants
«J'avais déjà prévu quelque chose » ai-je répondu un peu sèchement
Il s'approche et m'enlace « je suis sûr que mon programme est plus intéressant »
Il avance une jambe entre les miennes, me prend par la nuque et m'embrasse.
Je suis comme un pantin, totalement perdue et je savoure le plus tendre des baisers jamais reçus.
Je me dégage « non, mais non ! Arrêtez maintenant ! »
« Non, je n'arrêterai pas, vous occupez tout mon esprit, je vous veux... »
Il se colle à moi à nouveau
«
Oui, c'est n'importe quoi, je ne vous connais pas, vous ne me
connaissez pas, vous avez peur de passer pour une salope si vous sortez
avec un inconnu juste parce que vous en avez envie autant que lui, mais
ne réfléchissez pas... suivez votre envie...la mienne... je vous en
prie, venez manger avec moi, je voudrais vous accorder quelques heures
de bonheur total... »
« Je vous trouve bien prétentieux et je n'ai que 45mn de pause... dont vous venez déjà de me supprimer 10 bonnes minutes. »
Je sors de mon bureau presque en courant et me précipite à ma voiture.
L'après-midi se passe sans accroc, je suis débordée, réunion sur réunion, je cours partout et je n'y pense même plus.
À 19h je peux enfin ranger mes affaires et je sens qu'il est là, à m'attendre. Je ne me retourne pas
« Et ce soir ? Vous avez un programme chargé ? Vous n'avez que 45mn de pause ? Ou vous acceptez que je vous invite à dîner ? »
« Vous ne me ficherez pas la paix tant que vous ne m'aurez pas sautée, c'est ça ? »
Il
s'est approché, il est tout près de mon dos, je sens son souffle. J'ai
entendu la porte de mon bureau se fermer, nous sommes seuls.
Je le laisse se placer tout près moi, sa bouche effleure mon cou et il ne bouge plus...
Son corps est resté à quelques millimètres du mien, je sens sa respiration, sa présence me brûle le dos...
Je
me rend compte que mon corps attend ses mains avec impatience, que ma
bouche a soif déjà de la sienne et que cette attente m'est
insupportable, mais je résiste... Je veux que ce soit lui qui craque.
L'attente est longue, longue...
je ferme les yeux et mon corps bascule un peu vers l'arrière, je suis bien contre lui maintenant...
et je penche ma tête en arrière sur son épaule, lui laissant libre accès à mon cou.
Il croise ses bras autour de moi et m'embrasse le cou en le mordillant, le léchant...
je sens que mon slip est déjà trempé... c'est vrai, j'ai très envie de lui, très envie.
C'en est déraisonnable.
Je me laisse aller dans ses bras, le laisse passer une main sous ma robe et caresser mon sexe, j'écarte même mes cuisses...
Il se tourne légèrement, saisit une chaise visiteur et s’assoit.
Je vois son sexe dressé, il a ouvert son pantalon sans que je m'en aperçoive...
alors je me mets face à lui, retire ma culotte et la pose dans sa poche de poitrine...
et je m'empale sans plus attendre sur cette verge tendue.
Je
le chevauche longuement, tantôt vite, tantôt lentement et je me retiens
de jouir deux fois, trop fière pour lui accorder cela...
Je me penche sur lui, l'embrasse longuement et lui dit « viens, laisse-toi aller, viens... »
« pas sans toi ».. je crois qu'à cet instant je lui ai lancé un regard très dur
«
tu ne veux pas jouir avec moi ? Je ne veux pas que tu m'écartes tes
cuisses juste pour te débarrasser de moi, je te veux totalement, abandon
compris... je veux te voir jouir avec moi du plaisir partagé »
Je me dégage de lui, assez colère et contrariée, je rebaisse ma robe et lui tourne le dos, vers mon bureau.
Mais
il a tôt fait de me reprendre, me retourner, m'asseoir au bord de mon
bureau et, s'agenouillant, plonger son visage sur mon sexe mouillé.
Je voudrais résister à ces assauts de langue, aux fouillements de ses doigts ...
mais je n'y parviens pas, et je finis par jouir avec la tête de cet inconnu coincée entre mes cuisses.
Il se redresse, un sourire aux lèvres, et s'approche de moi, sexe en main.
Je lui écarte mes cuisses, avance mon bassin et reçois avec plaisir tout son sexe au plus profond de moi.
Je me renverse sur le dos sur mon bureau, il me tient fermement par les cuisses et me pénètre profondément...
par moment il caresse doucement mon clitoris mais ses coups de bassin réguliers et puissants ne cessent jamais...
je
sens le plaisir à nouveau monter en moi et lorsqu'il s'aperçoit que mon
ventre se contracte, il accélère légèrement le mouvement
et c'est dans un même cri que nous jouissons tous les deux.
Il met du temps avant de se retirer mais je ne bouge pas, je reste sur le dos, interdite et meurtrie.
Une larme commence à couler, je ferme les yeux.
Je sens ses mains qui caressent mes cuisses, rebaissent ma robe...
et j'entends ses pas s'éloigner, la porte se refermer. Je suis seule.
Je pleure tout mon saoûl !
Comment ai-je pu me donner ainsi à un inconnu ? Que va penser cet homme de moi ?
Est-il un ami de Vincent ? Va-t-il le raconter à tout le monde ?
Quelle réputation vais-je avoir ?
Je ne sais pas combien de temps je suis restée à pleurer en silence mais je suis arrivée tard chez moi le soir.
Le
lendemain je mets un tailleur pantalon assez strict, des petits talons
discrets, pas de décolleté, peu de maquillage, peu de bijoux, je veux
passer inaperçue.
Lorsque j'arrive dans mon bureau, ma gorge se
resserre, je me revois avec ce comportement de pute au milieu de mon
lieu de travail. Je ne sais même pas comment il s'appelle, d'où il
vient, qui il est et ce qu'il faisait là !
Par contre je vois très bien l'énorme bouquet posé sur mon bureau.
«
A la plus délicieuse des femmes de ce lieu. Merci Isabelle. Patrick »
Je ne sais pas si je dois être en colère, en pleurs, en joie en... voilà
ma secrétaire qui arrive !
La journée démarre sur les chapeaux de
roue et toutes les femmes qui entrent lorgnent mon bouquet
jalousement... si elles savaient...
Dans deux jours a lieu une
grande réunion où je dois faire la présentation de notre département. Il
y aura tous les directeurs du groupe qui, cette année, viennent dans
notre bâtiment. Je n'ai vraiment pas la tête à penser à autre chose et
je cours du matin au soir et du soir au matin, laissant le bouquet se
fâner sur mon bureau. Je ne l'ai pas bougé d'un millimètre, comme s'il
était dangereux pour moi !
Voilà, jour J, le grand raout va commencer, je dois me retrouver à la tribune pour un long discours.
Angoisse totale.
Avant
de monter, je suis dans une petite salle à côté et je ferme les yeux un
instant, essayant de faire battre moins vite mon cœur. Vincent me
rejoint
« Ca va aller ? Tu es la plus forte à ce jeu là, t'en fais pas Isabelle, ils vont boire tes paroles »
J'aimerais le croire, mais je suis morte de trouille tout de même
Voilà, j'ai fini, j'ai été applaudie, certains debout même, merci les collègues !
Et
puis j'ai souri, répondu pas trop mal aux questions, et j'ai laissé la
parole à un autre chef de département, ou son assistant, comme moi...
Mon
chef ne sait pas parler en public et j'ai toujours été son
porte-parole. On forme une drôle d'équipe très soudée et complémentaire
avec Vincent, le chef et moi.. .On nous appelle le Triumvirat ! Ils sont
là tous deux, à me féliciter et me remercier, et je suis sur mon petit
nuage. Jusqu'à ce qu'il s'approche, souriant, me tendant la main...
«
Vous êtes divine, chère Isabelle. Vous permettez que je l'appelle
Isabelle ? Vous avez la plus formidable des assistantes, mon cher
Pierre. »
« Isabelle, je te présente Partick L, notre directeur
général. C'est la première fois que vous venez à un congrès des
directoires, nous sommes très touchés de vous accueillir. »
« Tout le
plaisir est pour moi. Si j'avais su les années passées ce que je
loupais, je serais venu plus vite. Vous permettez ? Je vous vole votre
assistante pour ce soir. »
« Je vous en prie, Isabelle est libre de faire ce qu'elle veut sans mon consentement... Isabelle ? »
«
Je suis navrée, Monsieur L, mais cette intervention m'a épuisée,
j'aurais voulu me retirer un instant. Je vous retrouverai au cocktail ».
Je le fuis presque tellement mon attirance pour lui me fait peur !
Le directeur général, rien que ça ! Ah ben je me suis mise dans de beaux draps...
Je passe aux sanitaires puis retourne dans mon bureau.
Je referme la porte derrière moi et d'un coup je sens une présence.
Il est là, souriant, il m'attendait...
Avant que je ne dise un mot il a plaqué sa bouche sur la mienne et je ne lui résiste pas longtemps...
Son baiser est passionné et fougueux, il m'envahit, me dévore.. ses mains avides parcourent mon corps...
Je suis parcourue de frissons mais je redescend vite sur terre... le directeur général, je ne peux pas !!
«
Monsieur, il faut qu'on arrête tout de suite, on ne doit pas avoir de
liaisons entre collègues et je tiens trop à mon travail pour le perdre
avec des bêtises. »
« Je suis désolé, je n'arrive pas à vous
résister. Je suis sur le départ, ma visite est l'occasion de l'annoncer
au groupe. Je change de boutique avant la fin de l'année. Promettez-moi
de ne plus me repousser quand je reviendrai vous chercher alors... »
«Je ne peux rien vous promettre ! Je ne vous connais pas ! »
« Avant de repartir là-bas et faire mon annonce, je voudrais une dernière fois vous voir...
Je voudrais vous voir nue ! »
Je rougis à cette demande et me récris... mais il est sur moi et commence à me déshabiller, insensible à mes refus...
Ses gestes sont fous, sauvages, puissants... j'ai peur qu'il déchire mes habits, je n'ai pas de quoi me changer...
et je n'ai pas tant envie de lui résister que cela...
Il m'a retiré mon haut, mon soutien a valsé... mon pantalon n'oppose guère de résistance et la culotte le suit aussitôt...
bref,
en quelques attaques savantes je me retrouve nue dans ses bras. Il
s'écarte de moi et je me sens gauche, gênée, je me cache un peu, comme
je peux...
Il sourit « ne te cache pas, tu es si belle, mon
Isabelle... Montre-moi tes trésors que je les dévore... » et le voilà
devant moi me happant les seins dans sa bouche, parcourant mon corps de
ses mains... l'une d'elle se glissant dans mon intimité déjà humide...
je pousse un petit cri de surprise et refus mêlés mais il en a cure...
il me pénètre de ses doigts tout en léchant mes seins, son autre main me
plaquant contre lui... cette fougue, cette bestialité et en même temps
cette tendresse ont raison de moi, je commence à gémir et onduler du
bassin, j'ai envie de le sentir en moi tout de suite, là...
Pourtant
dans un dernier effort de volonté je parviens à lui échapper et je me
dirige, idiote, vers ma porte quand il me rattrape par la taille et
plaque mes fesses contre lui.
Je sens sa queue dure contre mes fesses, s'est-il déshabillé ?
Il me tire à lui avec une force tranquille puis je sens qu'il me pénètre ah... le voilà en moi...
Il me tient fermement par les hanches et il entreprend de me labourer savamment, méthodiquement...
Je sens son sexe qui va et vient en moi, frénétiquement et je suis comme un pantin désarticulé.
De
fatigue, j' agrippe un fauteuil devant moi, il me soulève les jambes à
chaque coup qu'il me met, me voilà affalée sur mon bureau, mes seins au
contact froid de la surface lisse, je sens qu'il accélère et je commence
à sentir un plaisir fort et incontrôlable monter en moi...
enfin dans un dernier coup plus profond encore, je sens qu'il jouit puissamment et me remplit l'intérieur de son sperme.
Je
pousse un cri de jouissance à l'unisson du sien. Il reste un long
moment collé à mes fesses, caressant délicatement mon dos, mes reins et
le départ de mes cuisses.
Puis il se détache et je l'entends se rhabiller et sortir, sans un mot.
Je
suis pétrifiée de honte. Je reste un moment sur mon bureau à pleurer
puis je me rhabille rapidement.. je m’assois derrière mon bureau, à
l'abri des regards, les genoux contre moi et je reste là, interdite, les
yeux rouges.
Je suis restée là tout l'après-midi, me fichant
d'entendre des personnes me chercher, parfois. Maintenant la nuit est
tombée et je suis toujours là, prostrée.
Peut-on avoir du plaisir
lors d'un viol ? Non ce n'était pas un viol.... si je n'ai pas
totalement résisté, c'est que j'étais consentante ? Ce n'est pas un
viol. Pourtant non, je ne voulais pas... Il ne fallait pas en tous
cas...
J'aurais du lui résister mieux, j'aurais du me battre. Non, je
suis une vraie salope qui aime qu'un inconnu abuse d'elle dans son
bureau. Que pense-t-il de moi ? Une fille facile de plus dans sa vie de
tombeur, sans doute...
Pourquoi je le laisse faire et j'y prend
plaisir alors que non, je ne voulais pas... Il abuse de son charme, de
son pouvoir sur moi... Ce n'était pas un viol sous la menace d'une arme,
ou la contrainte de chaîne... non, un viol par envoûtement ! Tu parles
... aucune crédibilité...
Je suis juste une salope, c'est tout... Je me déteste.
Toutes
ces questions tournent dans ma tête. Je me sens à la fois souillée, à
la fois comblée.. je le hais et je sens que je l'aime déjà … pourquoi
l'ai-je rencontré ?
Je n'entends pas la porte s'ouvrir et il fait nuit noire maintenant dans mon bureau.
Tout à coup je sens une présence et quelqu'un s’assoit près de moi.
C'est lui
Il est revenu et mon souffle se fait court.
Il me prend dans ses bras puissants :
« Je t'ai attendu au cocktail, et tout le monde te cherche partout...
Tu es restée là tout ce temps ?
Tu as pleuré... c'est de ma faute...
Je te demande sincèrement pardon, je pensais que tu en avais autant envie que moi.
Je suis désolé, et je ferai tout ce que tu veux pour réparer ce que j'ai fait.
Je ne comporterai plus jamais avec toi ainsi. »
Alors
je sens la colère sortir de moi et je me tourne vers lui et me met à le
bourrer de coups en le traitant de salaud ! « Salaud ! Salaud ! Je ne
veux plus jamais te voir ! Jamais, tu m'entends ? Jamais !! »
Je hurle, je crie, je me bats, je le frappe sans cesse.
Il m'enlace, ne se protège pas, accuse les coups et peu à peu me contient alors j'éclate en sanglots contre lui....
il
me serre fort dans ses bras, il a la tête dans mon cou et me murmure «
je t'aime Isabelle, je suis désolé, je t'aime sincèrement. »
j'ai l'impression d'être un animal brisé mais je veux qu'il s'occupe de moi...
Lentement
il me lève, je sens qu'il me passe mon gilet sur les épaules, il
attrape mon sac et il m'entraîne dehors, collée à lui, indifférente à ce
qui m'entoure...
Nous descendons par l'escalier plus discret, nous
débouchons sur le parking et il m'ouvre sa voiture « Non, s'il vous
plait, je voudrais rentrer chez moi »
« Fais moi confiance, s'il te plait »
« Confiance ? Non, je ne peux pas vous faire confiance !!! »
« Tu n'es pas en état de conduire, monte donc dans ma voiture »
Il a ouvert la portière et me pousse doucement, résignée et parce que je ne pourrais conduire, je monte à l'avant.
Je me colle à la portière, le front sur le vitre, mon corps en boule et je lui tourne au maximum le dos.
Il
ne dit pas un mot, je vois bien qu'il ne m'emmène pas chez moi mais je
ne dis rien. En fait je ne veux pas qu'il sache où j'habite.
Parking d'hôtel de luxe, je suppose qu'il m'emmène dans son chez lui provisoire... j'ai peur.
Mais je ne dis rien.
Il
m'ouvre la portière, m'aide à descendre et... il me soulève dans ses
bras musclés et m'emmène telle une princesse jusqu'à sa suite.
Il me dépose délicatement sur lit, je ne bouge pas, totalement anesthésiée.
Il s'éloigne, je l'entends faire couler de l'eau... mmm... un bain chaud pour laver ce corps de ces souillures.
Il revient, me déshabille tendrement comme une mère avec son enfant, aucun geste équivoque.
Puis
il me reprend dans ses bras et me porte jusqu'au bain moussant et chaud
où je glisse avec plaisir. Je m'allonge et ferme les yeux.
Peu de
temps après il me rejoint et je vais pour protester vivement quand il
est déjà installé derrière moi, à me masser les épaules et le dos,
divinement... finalement je m'appuie contre lui, il m'enserre de ses
bras et nous ne bougeons plus
Je crois que je me suis endormie.
Nous sommes toujours dans le bain, je le trouve un peu froid et frissonne.
Aussitôt
il se lève et sort du bain, me tend rapidement un peignoir à l'effigie
de l'hôtel, m'aide à l'enfiler, et me prend à nouveau dans ses bras pour
me porter.
Cette fois je ne suis pas un sac, un poids, non, je suis bien droite les bras autour de son cou et je rigole.
Je vois un faible sourire sur son visage, et ça me fait craquer.. mais je résiste !
Il
me dépose sur le lit, s'absente un moment et je l'entends parler au
téléphone, puis il vient tout contre moi et m'enlace. Je suis bien
contre lui, je dois le reconnaître...
Un service d'étage arrive et un dîner nous est servi en chambre.
« Tu as faim ? »
« Je crois que j'ai très faim même ! »
Je m’assois au bord du lit avec lui et nous pique-niquons ainsi, à même la table de service.
Puis je m'allonge à nouveau, serrant mon peignoir fermé sur mon corps.
Il s'allonge à son tour, à moitié couché sur moi et je panique un peu.
Il le lit dans mon regard et me rassure.
« Je te promets de ne plus rien faire que tu ne me demandes expressément ! »
«
Je me sens sale, je me sens souillée, malgré le bain, j'ai besoin que
tu me nettoies de ce viol, tu veux bien me masser ? » le mot viol l'a
fait tiquer et j'ai vu une lueur de tristesse profonde passer dans ses
yeux
« Tu as vécu cela comme un viol ? »
« Oui, je crois que oui, avec en prime la culpabilité de ne pas avoir résisté et d'avoir joui avec toi »
Je n'ai jamais vu quelqu'un aussi profondément peiné et démonté, il ne sait plus que dire, que faire...
alors j'ouvre et retire mon peignoir, me rallonge sur le lit
« Il vaut mieux commencer côté pile ou côté face, un massage ? »
Il
me retourne telle une crêpe sur le ventre et commence à parcourir mon
corps de ses mains délicatement huilée. Je m'abandonne à ses caresses et
m'assoupis à nouveau.
Je me réveille nue, certes, mais sous les draps. Les lumières sont presque éteintes et je ne le vois plus.
Je me lève et le trouve un peu plus loin, sur une petite table, son ordi ouvert et les yeux collés dessus par manque de lumière
« Que fais-tu ? »
« Je lis les comptes-rendus de la journée »
Je me place derrière lui et passe mes bras autour de son cou
« Viens avec moi te coucher »
« J'arrive »
Je
passe volontairement très près de lui, il a une vue imprenable sur mes
fesses et mes reins que j'ondule légèrement pour l'aguicher.
Je le vois se lever presque d'un bond... me suivre haletant, je l'ai attrapé, aimanté ! C'est plaisant !!!
Je m'allonge de dos sur le lit et le regarde, puis je lui ouvre les bras
« Viens, si tu sais être tendre et délicat »
Il s'allonge sur moi et je l'embrasse en signe de pardon. Mon corps a déjà pardonné et mon cœur le réclame trop fort.
Nos
bouches sont soudées dans un baiser sans fin, dès qu'il se recule un
peu, je me tends pour rattraper ses lèvres si douces, sa langue si
chaude...
Ses mains caressent mes épaules et descendent le long de
mes bras, il prend mes mains et nos doigts se mêlent... il remonte mes
bras mais ne me lâche pas... je veux m'offrir à lui totalement et j'aime
sentir sa poigne m'immobiliser un instant...
Nos corps ondulent l'un
contre l'autre, comme pour se caresser... je sens son sexe dur sur mon
pubis et j'écarte progressivement mes jambes pour le sentir s'appuyer
sur mon sexe déjà très humide...
Son bassin se frotte sur le mien, il
écrase et masse mon sexe et je sens que je coule, je coule... j'ai
envie de lui comme j'ai rarement eu envie de qui que ce soit...
Dans
un dernier mouvement savant, il place son sexe sur le mien et je sens
qu'il me pénètre doucement, mon bassin accompagnant son mouvement pour
que la pénétration soit totale...
Je gémis de plaisir de le sentir ainsi m'envahir...
Maintenant
il va et vient en moi, avec une douceur infinie, et chaque pénétration
m'envoie une onde de plaisir à travers le corps...
J'appuie mes pieds fermement sur le lit et je monte mon bassin vers lui, ouverte, donnée, affamée...
Ils lâchent mes mains pour les glisser sous mes fesses, sur mes reins..
Il s'agenouille en me maintenant ainsi plaquée à lui, nos sexes délicieusement emboîtés.
Le voilà genoux pliés, sexe levé, torse en arrière il prend appui sur ses bras, et moi je le chevauche avec plaisir...
Mon corps monte et descend contre lui, j'aime masser tout mon sexe ainsi sur lui...
Puis je monte et descend sur cette magnifique hampe dressée...
accélérant jusqu'à le sentir trembler puis ralentissant soudain pour faire durer son plaisir
Je prends mes seins à pleines mains et les lui présente, gonflés de désir...
Il les prend en bouche alternativement, me glissant des regards où brillent un plaisir fou...
Je
le pousse en arrière, l'allongeant sur le lit, ses jambes toujours
pliées sous lui, il fait une légère grimace qui me fait sourire...
Je
suis accroupie au-dessus de lui, penchée en arrière et mes seins tendus
devant moi, mes bras en arrière en appui sur ses genoux et je monte et
descend de plus en plus vite, impressionnée par l'intensité du plaisir
que je ressens...
Il parvient à déplier ses jambes et, me tenant par
les hanches, m'immobilise au-dessus de lui... c'est lui qui donne le
rythme, maintenant, me pénétrant d'un coup de reins musclé et se
laissant retomber sur le lit...
Je sais qu'il ne tiendra pas
longtemps cette position sportive, aussi je profite au maximum de chacun
de ses mouvements avant qu'il ne s'épuise...
Je me redresse enfin,
m'affalant sur lui pour l'embrasser et lui permettre de souffler un
peu... Il est en nage, fébrile, tremblant, je sens que son plaisir est
aussi fort que le mien... je voudrais que cela dure éternellement...
Je lui adresse un petit sourire en coin qui l'interpelle puis je me dégage légèrement de son étreinte et me tourne, dos à lui...
Il est là, nu, abandonné sur le lit, attendant mon corps que je positionne au-dessus de sa verge...
Je sens ses mains caresser mes reins et mes fesses, se saisir de ma taille...
Alors
je le fais entrer en moi lentement mais infiniment... il lève son
bassin et j'en profite pour le sentir au plus profond de moi...
Ses mains sur mes hanches m'imposent un rythme lent mais profond qui me donne des frissons...
Le
sentant au bord de l'orgasme et voulant lui donner un plaisir plus fort
encore, je me lève légèrement, saisi son sexe trempée de mon plaisir et
le tenant fermement, je le présente à mon petit trou qui s'ouvre
avidement...
J'engloutis aussitôt son gland et commence quelques mouvements pour habituer mes chairs...
Peu à peu je descend et le voilà tout en moi...
Alors
il me tient à nouveau fermement le bassin pour que nos corps ne se
séparent pas et me faisant basculer à quatre pattes, il vient se placer
derrière moi...
Dans des gestes lents et de grande ampleur il va et
vient entre mes fesses. Ses mains sont posées sur moi et m'écartent
doucement tandis que je l'entend gémir de plaisir....
oh oui... qu'il vienne maintenant...
Ses
coups se sont accélérés et je sens que je vais jouir... je place une
main sur mon sexe en feu, masse un peu mon clitoris et le plaisir me
submerge d'un coup... Je me tends, pousse un long cri qui déforme mon
visage et mon corps est parcouru de tremblements... Je l'ai entendu
crier aussi et surtout senti me mettre trois coups de bassin plus
violents, plus profonds... Il a joui en moi et s'écroule sur le lit, le
regard perdu.
Je viens me coller à lui et nous nous endormons ainsi...
Je ne vous raconte pas le week-end qui a suivi, il était trop intense et fou !!!
Je ne sais combien de fois on a joui de concert, ni séparément, du reste...
Le garçon d'étage nous apportait régulièrement un repas et le temps filait dans un délire total.
Nous n'étions que débauche, baisers, caresses, volupté, sexe et tendresse.
Je ne me refusais jamais à lui et j'avais l'impression que sa soif de moi ne tarissait jamais...
Je le raccompagnais douloureusement à l'aéroport, nous nous quittâmes sans un mot.
Je repris mon boulot, lui le sien et je ne cherchais pas à l'appeler. Je voulais l'oublier tant il me troublait.
6 mois passèrent ainsi et un jour, alors que je revenais de réunion, je me précipitais chez Vincent pour lui faire un breafing
et je le vis,
là,
assis en équilibre sur le bureau de Vincent,
si beau, si beau... bien plus que dans mes souvenirs.
J'ai cru manquer d'air et entendis à peine Vincent :
«
Isabelle, je ne sais si tu te souviens de notre directeur général,
Patrick L. Il a quitté notre groupe mais le voici maintenant à la tête
de... »
il n'acheva pas sa phrase, Patrick était à ma tête à moi !
Il s'était levé presque d'un bond, m'avait pris le visage dans ses mains et m'embrassait tendrement
« je suis venue te chercher, comme promis. Veux-tu encore de moi ? »
« Je t'attendais»
et nous sortîmes enlacés, sous le regard médusé de Vincent et des collègues présents.
Tant pis pour le reste du boulot, nous avions 6 mois d'attente à rattraper...
et nous avons commencé dès le taxi qui nous ramenait chez moi en pleine journée...
- FIN DE MON CONTE DE NOEL -
mardi 25 décembre 2012
vendredi 21 décembre 2012
Acrostiches
Salto arrière et double vrille
Triple looping et je vacille
En moi mon cœur fait des bonds
Voici encore un texte de lui
Envoûtant jusqu'au tréfonds
Nos faibles âmes éblouies
Potache au verbe haut,
Onirique amant délicat,
Ton calendrier photos
Et tes jolis mots
Me mettent dans tous mes états...
N eptune des vagues il s'ébroue
A pollon sorti des eaux
T riton vainqueur des flots
O céanos lui doit tout
L ibonotos anime ses cheveux
E uronotos accepte ses jeux
Z éphir lui obéit
A parctias lui sourit
M êlant
tendresse et ironie, il parvient
A ensoleiller mes journées
X oanon que l'on aimerait animer
I l me confie des petits riens
M orceaux de vie qui me donnent faim
E t me pousseraient dans un train...
V iens m'embrasser,
I mpose à mon corps
N u livré à tes
C aresses, ton fol
E nervement qui tord
N oue, et renverse,
T endrement m'envole.
jeudi 20 décembre 2012
travail en cours
C'était à une soirée
J'tentais d'te draguer
Tu m'envoyer bouler,
J'ai pas compris...
Pourtant je suis certain,
Si tu m'écoutais bien
Tu m'donnerais ta main,
et toi compris...
(On est fait l'un pour l'autre
Ca ne fait pas un pli)
Tu parles de tes combats
Et de tes idéaux
Qu'il ne faut surtout pas
Faire mal aux animaux
Ca tombe bien figure-toi
Viens donc me protéger
Même si je ne suis pas
Une espèce menacée
Mes amis disent de moi
Mes ex surtout c'est vrai
Que ch'uis un ours des bois
Un ourson mal léché
Mais il ne tient qu'à toi
De prendre sous ton aile
L'ours que tu aimeras
Qui attend sa femelle
Oui
Moi
Tu parles de tes manies
Tu parles de ta p'tie vie
Tu ne manges pas de viande
C'est logique après tout
Que tu n'sois pas friande
D'ours et de caribous
Mais ça tombe bien tu sais
Mes amis disent de moi
Mes ex surtout c'est vrai
Qu'ch'uis un légume, moi
Un légume à croquer
Par tes si jolies dents
Un ours à protéger
Légume à cultiver
Tu as donc avec moi
l'essence de tes combats
J'tentais d'te draguer
Tu m'envoyer bouler,
J'ai pas compris...
Pourtant je suis certain,
Si tu m'écoutais bien
Tu m'donnerais ta main,
et toi compris...
(On est fait l'un pour l'autre
Ca ne fait pas un pli)
Tu parles de tes combats
Et de tes idéaux
Qu'il ne faut surtout pas
Faire mal aux animaux
Ca tombe bien figure-toi
Viens donc me protéger
Même si je ne suis pas
Une espèce menacée
Mes amis disent de moi
Mes ex surtout c'est vrai
Que ch'uis un ours des bois
Un ourson mal léché
Mais il ne tient qu'à toi
De prendre sous ton aile
L'ours que tu aimeras
Qui attend sa femelle
Oui
Moi
Tu parles de tes manies
Tu parles de ta p'tie vie
Tu ne manges pas de viande
C'est logique après tout
Que tu n'sois pas friande
D'ours et de caribous
Mais ça tombe bien tu sais
Mes amis disent de moi
Mes ex surtout c'est vrai
Qu'ch'uis un légume, moi
Un légume à croquer
Par tes si jolies dents
Un ours à protéger
Légume à cultiver
Tu as donc avec moi
l'essence de tes combats
mercredi 19 décembre 2012
Il est des silences qui en disent long
Premier pantoum ! que c'est dur !
Il est des silences qui en disent long
des regards où miroite notre âme nue
des non-dits aux sonorités connues
et de muettes complicités sans nom
Des regards où miroite notre âme nue
nous avons créer notre intime language
et de muettes complicités sans nom
nous relient bien au-delà du verbiage
Nous avons créer notre intime language
et sur mon corps tes tendres doigts qui
vont
nous relient bien au-delà du verbiage
et te livrent mes secrets sans retenue
Et sur mon corps tes tendres doigts qui
vont
Lisent muettement mes émois profonds
Et te livrent mes secrets sans retenue
Sondant les troubles que tu as perçus
Lisent muettement mes émois profonds
Tes yeux qui percent mon regard têtu.
Sondant les troubles que tu as perçus
Tes mains laisseront mes lèvres repues
Tes yeux qui percent mon regard têtu
M'emmèneront au total abandon
Tes mains laisseront mes lèvres repues
Il est des silences qui en disent long
A mon petit matelot
Encore une nuit à me retourner
A chercher la bonne position
Pour enfin pouvoir me reposer
Dormir d'un sommeil profond.
Mais tu en as décidé autrement
Et c'est d'un coup de pied rageur
Que tu as dit ça suffit maman
J'ai décrété que c'était l'heure !
Je me retrouve en pleine nuit
Surprise, fatiguée et démunie
Tu as ouvert la porte, mon petit,
Laissé couler les flots de la Vie,
Maintenant il te faut pointer ton nez.
Le chemin est encore long, tu sais .
On a une danse à improviser tout deux
Dont on ne connait que l'enjeu.
Tout au bout de la mise à l'eau
Je suis allée me promener
Pour te faire arriver plus tôt
Et à la maison accoucher.
Il faisait encore nuit noire
Je regardais cligner le phare
A la lueur des réverbères
Je voyais se retirer la mer.
Quelques clapotis sur l'eau
Et j'ai vu rentrer un bateau.
Sur la pelouse, c'est pratique,
Voici l'arrosage automatique
Et dans le tube des boîtes aux lettres
On glisse le dernier Sud-Ouest.
Peu à peu la lueur du jour
voit s'activer des hommes autour
Maies les vacanceiers dorment encore
Et je profite de ce temps mort.
Tu as préféré attendre
Patiemment que maman craque
Et pour une péri demande
Qu'à la maternité on l'embarque.
A une voisine on a confié
Ton frère et tes soeurs aînés
Et c'est avec un petit sac,
Un manque de sommeil et le trac,
Qu'à la clinique on s'est rendus,
Sans doute comme tu l'avais voulu.
Tu as peut-être eu raison
Avec tes deux tours de cordon
De vouloir naître à l'hôpital
Plutôt qu'ici ça tourne mal.
En ton père j'ai toute confiance
Pour accompagner la naissance
De ses enfants et l'accouchement
De sa femme devenue maman.
Ils sait nous entourer d'amour,
M'aider à vous donner le jour,
Mais il n'est pas du tout médecin,
Et sage-femme encore moins.
C'est juste un super papa
Et c'est déjà très bien comme ça !
Aujourd'hui il fait grnd jour.
La mer remonte doucement
Une brise nous souffle un air lourd
Nous promettant un bon vent.
Les jeunes équipent leurs bateaux
Se préparent pour une virée sur l'eau.
Un jour e te regarderai partir,
Toi aussi tu pourras voguer,
Et je resterai à languir
T'anttendant asises sur le perret
Comme l'a fait ma mère avant moi
Quand je fréquentais le CNA.
Marin nous avons choisi ton nom
En mémoire de feu un tonton,
Mais aussi par amour de la mer
Que m'a transmis ma propre mère.
J'ai mes racines dans la montagne
Où j'ai vu naître mon grand Hilaire
Mais l'air du large qui m'accompagne
Lui a donné un Marin pour frère
19 août 2008 (5 jours après cette naissance si marine)
Morceaux choisis
Un oeil qui m'observe,
Un nez qui me renifle.
Une bouche qui me sourit,
Une langue qui me cherche.
Une oreille qui se défroisse,
Un cheveu qui se rebiffe.
Une main qui erre dans les airs,
Un petit pied qui se détend.
Un ventre qui gargouille, et
Une paire de fesses... qui pue !!!
2008
Un nez qui me renifle.
Une bouche qui me sourit,
Une langue qui me cherche.
Une oreille qui se défroisse,
Un cheveu qui se rebiffe.
Une main qui erre dans les airs,
Un petit pied qui se détend.
Un ventre qui gargouille, et
Une paire de fesses... qui pue !!!
2008
Pour une ballade en mère,
il faut un beau navire.
Et un Marin très fier,
il va sans dire !
Un vrai matelot,
qui jure tout haut,
par tous les seins.
Surtout les miens.
Poisson pacha
à boutons plats
Poisson pas chat
Et quat' dents là.
Deux billes bleues,
Sourire en coin,
La Grande Bleu
La mère au loin.
Pour une ballade en mère,
Il faut un bon Marin,
une écharpe outremer,
et une dose de câlin.
31-03-2009
il faut un beau navire.
Et un Marin très fier,
il va sans dire !
Un vrai matelot,
qui jure tout haut,
par tous les seins.
Surtout les miens.
Poisson pacha
à boutons plats
Poisson pas chat
Et quat' dents là.
Deux billes bleues,
Sourire en coin,
La Grande Bleu
La mère au loin.
Pour une ballade en mère,
Il faut un bon Marin,
une écharpe outremer,
et une dose de câlin.
31-03-2009
Ysée mon ange
Elle ouvrit les yeux. Non. Elle pensait qu'elle ouvrait les yeux.
Tout est rouge, peut-être plus clair que d'habitude. Elle se sentait bien. L'humidité avait fait place à une chaleur plus douce, onctueuse, tout aussi enveloppante.
Elle était arrivée à destination.
Ce n'était pas si terrible finalement. Elle avait eu peur pourtant. Elle se souvient maintenant. C'était devenu intenable. Tout ce qui la rassurait auparavant s'était mis à l'étouffer, l'oppresser. Elle avait voulu tout abandonner, trouver autre chose. Bien sûr l'inconnu, l'au-delà, lui avait fait peur, mais il y avait cette voix rassurante qui l'appelait souvent. Depuis le début elle l'entendait mais l'appel était nouveau. De plus en plus présent. Elle avait fini par se décider quand tout s'était mis à remuer de façon anormale. C'était devenu terrible. Ca lui a paru long, très long, trop long peut-être.
Mais maintenant elle oubliait tout ça. Elle avait bien fait de partir, elle est si bien maintenant.
Tout est redevenu calme, apaisant. Elle peut enfin se détendre. Elle s'étonne de ne plus entendre la voix qui l'avait accompagnée jusque là. Elle se souvenait avoir souhaité toucher, voir cette voix.
Puis elle comprit. Elle ne verra jamais maman.
Mais elle a déjà vu Dieu.
6 Septembre 2000.
Tout est rouge, peut-être plus clair que d'habitude. Elle se sentait bien. L'humidité avait fait place à une chaleur plus douce, onctueuse, tout aussi enveloppante.
Elle était arrivée à destination.
Ce n'était pas si terrible finalement. Elle avait eu peur pourtant. Elle se souvient maintenant. C'était devenu intenable. Tout ce qui la rassurait auparavant s'était mis à l'étouffer, l'oppresser. Elle avait voulu tout abandonner, trouver autre chose. Bien sûr l'inconnu, l'au-delà, lui avait fait peur, mais il y avait cette voix rassurante qui l'appelait souvent. Depuis le début elle l'entendait mais l'appel était nouveau. De plus en plus présent. Elle avait fini par se décider quand tout s'était mis à remuer de façon anormale. C'était devenu terrible. Ca lui a paru long, très long, trop long peut-être.
Mais maintenant elle oubliait tout ça. Elle avait bien fait de partir, elle est si bien maintenant.
Tout est redevenu calme, apaisant. Elle peut enfin se détendre. Elle s'étonne de ne plus entendre la voix qui l'avait accompagnée jusque là. Elle se souvenait avoir souhaité toucher, voir cette voix.
Puis elle comprit. Elle ne verra jamais maman.
Mais elle a déjà vu Dieu.
6 Septembre 2000.
Sexfriend
Il insiste
pour que je vienne à une soirée lyonnaise... Je dis juste ok pour
boire un coup ensemble lors de mon passage à Lyon mais c'est tout.
Tenue soignée mais sage, j'arrive en
avance et me poste au bar, je suis stressée et regrette de ne plus
fumer !
Il était déjà là, je ne l'avais pas
vu, il vient se placer derrière moi et me glisse à l'oreille
« Bonsoir, belle enfant», je pivote pour lui faire face, il
est vraiment très beau
« Bonsoir, toi . Tu étais
déjà là ? »
« Oui je suis arrivé en avance
aussi. Viens à ma table »
Je me lève et le suis, il s’assoit
sur une petite banquette courbe et me fais signe de m'asseoir à ses
côtés. Je me pose à distance normale et on discute. On rigole
beaucoup et je vois bien qu'il ne fait que me regarder.
« Tu peux arrêter de me mater
comme ça ? je vais finir par rougir de gêne »
« Désolé, excuse-moi, tu me
fascines »
« Ah ben, voilà autre chose »
« Surtout tes yeux »
Je lui tourne le dos :« Alors
on continue à parler comme ça ? »
Il se colle à moi, m'enlace et place
sa tête dans mon cou « trop tard, je suis sous le charme
depuis 30mn... »
Il se lève, paye les consos et me tend
la main « Viens ! »
Je sors à son bras, on flâne en
bavardant... En fait il m'entraîne vers chez lui, je l'ignorais
Il s'arrête devant une entrée
d'immeuble, tape un code et ouvre la porte, il me prend la main
« Viens »
« Je ne crois pas que ce soit une
bonne idée »
« Oh que si... allez, viens, s'il
te plait »
Je le suis, un peu réticente, j'admire
son cul dans les escaliers...
Au 3è il sort sa clef et on rentre
dans un petit appart propret et lumineux, très accueillant.
Il me prend mon manteau, gants et tout
le toutim. Je note les chaussures alignées dans l'entrée «Attends,
je vais pas salir ton appart » et je me déchausse à mon tour.
Il m'entraîne jusqu'au canapé, m'y
jette presque, se laisse tomber près de moi et prenant ma tête
entre ses mains il m'embrasse
Je le repousse un peu mais je lui rend
son baiser, si bon, si doux, si attendu...
Il descend ses mains dans mon cou, je
sens ma résistance flancher...
Il déboutonne peu à peu mon chemisier
« Non, s'il te plait... je peux
pas »
« Je sais que tu ne t'aimes pas,
laisse-moi t'aimer pour deux, j'ai envie de toi »
Je ne résiste plus et il me retire mon
chemisier, son visage descend vers mes seins et me bécote de
partout... il caresse mes seins dans leur soutien-gorge, puis en sort
un pour le prendre à pleine bouche...
Il s'en suit une série de caresses ...
de baisers... de tendresse... où je me laisse faire sous ses doigts
habiles et ses gestes tendres...
Il me fait divinement l'amour après
m'avoir fait jouir de ses doigts et sa bouche...
Je n'en reviens pas qu'un type aussi
beau soit dans mes bras, son désir assouvi.
On est enlacés sur le canapé, aucun
de nous n'ose bouger, il a sa tête sur mon torse et sa main caresse
mon côté, remonte sur mon sein, le soupèse, le prend et le porte à
sa bouche …
Je caresse distraitement ses cheveux,
il redresse la tête et me regarde, perdue « j'ai encore envie
de toi »
Je lui souris « encore ?
T'es pas lassé ? »
« oh que non ! »
Je glisse pour qu'il s'allonge sur le
dos sur le canapé, je suis à genoux par terre et j'entreprends de
lui redonner un peu de vigueur, bien qu'il n'en ait guère besoin...
je me surprend à prendre autant de plaisir à sucer un sexe. Il pose
sa main sur ma tête, s'emmêle dans mes cheveux et me donne un
rythme plus soutenu, que je maintiens à son gré. Il va partir, je
le sens, il me prévient... mais je décide de rester... et je reçois
dans ma gorge cette semence si fade et salée, mais si délicieuse
quand elle vient de lui... j'avale progressivement tout ce qu'il me
donne et je le nettoie doucement.
Il me ramène vers lui « embrasse-moi »
ce que je fais avec plaisir
« Jamais une fille ne m'avait
donné autant de plaisir avec sa bouche, ni accepter d'avaler,
merci »
« Jamais je n'avais accepté
d'avaler »
« Mais je t'ai prévenue que je
partais ! Oh ! Je suis désolé »
« Tu n'as pas compris, jusqu'à
présent, je n'avais jamais avalé, jamais eu envie... j'ai bien
senti que tu partais, ne t'en fais pas. »
« Alors doublement merci, je suis
très touché, ému même »
Je me colle contre lui comme pour me
cacher mais j'ai froid
« J'ai froid »
« Viens, suis-moi »
Il m'emmène dans la chambre, m'ouvre
son lit et m'y pousse...
« Je n'en ai pas fini avec toi,
ma chérie »
« ah oui ? »
Tombée sur le ventre, je le sens peser
de tout son poids sur moi puis s'asseoir sur mes fesses et
entreprendre de me masser. Je m'abandonne totalement...
Bien sûr, le massage finit par
dégénérer, et ses mains s'aventurent dans mon entrejambes.
Puis son visage... et j''écarte mes
cuisses.
Je lève mon bassin pour qu'il atteigne
plus facilement mon sexe. J'aime sentir ses doigts et sa langue sur
moi, j'aime sentir la pression de son pouce sur mon anus... je sais
bien ce qu'il convoite et je le laisse se poser la question de mon
accord...
Finalement je sens son sexe me remplir
et je crie de plaisir, toute à mes sensations.
Sa main joue avec mon clito, l'autre
avec un sein et ses coups de reins lents et profonds finissent par me
faire jouir puissamment...
Tandis que je redescend doucement, il
pose son sexe sur mon anus... alors je recule un peu... doucement il
entre en moi, c'est moi qui le guide...
il est en moi et j'aime ça... il
commence à aller et venir et le plaisir monte en moi.
Ma jouissance est énorme, brutale et
vraiment intense, il jouit avec moi et je sens son foutre remplir mes
fesses.
On s'écroule, enlacés et on s'endort.
Je me réveille un peu en panique vue
l'heure... je me dégage de lui et me dirige vers la douche.
Je n'ai pas fini qu'il me rejoint...
« tu pars pas déjà ? Si ? »
« Je suis déjà en retard à
dire vrai... »
« Oh... j'aurais voulu te garder
toute une nuit. On se revoit quand ? »
« Je ne sais pas... tu veux me
revoir ? »
« Oh que oui ! Pas toi ? »
« Si, bien sûr, mais juste que
je n'aurais pas cru que tu veuilles me revoir »
« Tu as vraiment si peu confiance
en toi ? Tu es belle, quoi que tu dises, et j'aime faire du sexe
avec toi... j'aime te voir jouir à cause de moi, j'aime te faire de
l'effet et j'aime l'effet que tu me fais... j'aime quand tu me fais
jouir, c'est très intense... j'ai envie de faire encore et encore
l'amour avec toi.. oui, il faut qu'on se revoit et revoit encore... »
« On n'est pas si loin, on
devrait se trouver des moments de temps en temps »
« Tu m'acceptes comme
sexfriend ? »
Je le regarde émue et interdite « avec
plaisir, vraiment... » et je l'embrasse.
Aimer autrement
Osera-t-il
aussi, se montrer tel qu'il est ?
Osera-t-il aussi me livrer ses
secrets ?
Me fera-t-il confiance pour l'aider
dans sa quête ?
Ses larmes et ses soupirs, ses peurs du
lendemain
pour les apaiser sait-il que je suis
prête
à lui donner l'amour dont il a tant
besoin ?
Saura-t-il déposer ses peines dans mes
mains ?
Craindra-t-il de me causer du chagrin ?
Je saurai lui redire qu'un véritable
amour
lorsqu'il n'est qu'amitié
et tendre complicité
apporte le bonheur et rime avec
toujours.
Non je ne lui promet pas un amour
éternel
tel celui qu'on se promet à l'autel
Il ne s'agit ni de ça, ni de sexe.
juste de bienveillance, de tendresse,
d'amitié
tel que deux êtres paumés
peuvent s'apporter sans complexe
Parce qu'ils ne cherchent que leur
complicité
et se rencontrent sans
arrière-pensée...
Amitié
Jeu de
rébus, des bouts de moi pour des bouts de lui...
A-t-il un peu de fantaisie ?
Il est maladroit mais touchant,
Il est beau, incontestablement.
Des mots chuchotés, des confidences,
Entendre sa voix, une réjouissance.
Ne pas le connaître, en mourir
d'envie,
Peur de lui déplaire, en mourir aussi.
Peur qu'il ne veuille pas,
De cette amitié-là
Moi qui veux le garder
Dans mon jardin secret
Tout au creux de ses bras
Laisser un peu de moi
Déposer à ses yeux toutes mes
carapaces
Son regard bienveillant me donnera de
l'audace
Me présenter nue à lui
Sans artifice, sans tricherie
Pour oser me regarder
Oser encore croire
Que je peux tout changer
Ne plus fuir les miroirs
Lui faire tellement confiance que
l'abandon est doux
Etre là, simplement, sans demande,
sans attente
Se livrer l'un à l'autre, sans honte
et sans tabou
Donner ce que l'on veut, pour le
plaisir de donner
Recevoir tout autant, sans gêne, sans
refuser
Et aller, sans réfléchir, où nous
pousse notre entente
Chute
C'était le dernier rempart, il a cédé
Tout, maintenant, tout est dégradé
Dans toutes les directions
Ma vie n'est que gâchis
Laissée à l'abandon
Jamais je ne finis.
Plus d'envie
D'énergie
Je fuis,
Gis.
travail de triolets
1
Une flèche au cœur
Hurler sans cri
Souffrir de peur
Une flèche au cœur
Attendre son heur
Quitter sa vie
Une flèche au cœur
Hurler sans cri
2
Mon pote aime
se sentir aimer
inconditionnellement
Mon pote aime
de temps en temps
se faire désirer
Mon pote aime
se sentir aimer
le prochain aura 8 pieds...
Soutien
Il est pilier de mes combats
L'étai des chantiers de ma vie
Dans la tempête, il est mon mât
Un roc où prendre mes appuis
Infaillible, dressé, fier et droit
Je le saisis de mes dix doigts
Ni cède, ni plie sous mes assauts
Il est l'épée, je suis fourreau
Sous les doux
tourments qui m'agitent
Mon corps se tord et je frétille
Il reste le havre qui m'abrite
Quand tout autour de moi vacille
Sous ses attaques insistantes
Il résiste, s'essouffle, s'enhardit
Ultime assaut de son amante
Elle lui arrache enfin un cri
Son corps se tend, le mène aux nues
S'écroule sur elle, heureux vaincu.
Tous les matins du monde
Petit matin, le réveil sonne... j'entrouvre un œil pour l'éteindre et je soupire... pas envie de me lever...
Mon amoureux l'a entendu aussi, il se tourne et se colle à moi, encore ensommeillé...
il colle sa bouche dans mon cou et m'embrasse, il m'enlace tendrement...
J'aime me réveiller ainsi, câlinée, aimée, sous ses baisers et ses caresses...
Je me retourne pour lui faire face, j'ai envie que ma première image du jour soit son visage.
Je le prends entre mes mains, en redessine le contour.
Il m'attire vers lui, nos corps se collent et j'embrasse sa bouche abandonnée.
Je lui bécote le visage et il sourit, réveillé à demi.
J'aime son étreinte du petit matin, comme s'ils voulaient encastrer nos corps,
comme s'il voulait m'aspirer en lui pour que je ne le quitte pas de la journée.
Je glisse mes bras autour de son cou et je le tiens serré contre moi.
Le réveil sonne à nouveau, 5mn de petits bonheurs viennent de passer.
Je me contorsionne pour l'éteindre définitivement. Il faut vraiment se lever maintenant...
D'autres matins nous aurons le temps d'éveiller nos sens conjointement, de profiter l'un de l'autre pleinement...
mais peu importe, ces petits riens arrachés à la nuit vont déjà me porter toute la journée.
Mon amoureux l'a entendu aussi, il se tourne et se colle à moi, encore ensommeillé...
il colle sa bouche dans mon cou et m'embrasse, il m'enlace tendrement...
J'aime me réveiller ainsi, câlinée, aimée, sous ses baisers et ses caresses...
Je me retourne pour lui faire face, j'ai envie que ma première image du jour soit son visage.
Je le prends entre mes mains, en redessine le contour.
Il m'attire vers lui, nos corps se collent et j'embrasse sa bouche abandonnée.
Je lui bécote le visage et il sourit, réveillé à demi.
J'aime son étreinte du petit matin, comme s'ils voulaient encastrer nos corps,
comme s'il voulait m'aspirer en lui pour que je ne le quitte pas de la journée.
Je glisse mes bras autour de son cou et je le tiens serré contre moi.
Le réveil sonne à nouveau, 5mn de petits bonheurs viennent de passer.
Je me contorsionne pour l'éteindre définitivement. Il faut vraiment se lever maintenant...
D'autres matins nous aurons le temps d'éveiller nos sens conjointement, de profiter l'un de l'autre pleinement...
mais peu importe, ces petits riens arrachés à la nuit vont déjà me porter toute la journée.
Trouble
Les problèmes techniques étant tous réglés, la réunion va se terminer.
Il est 11h30, il fait froid... je propose d'aller boire un coup ensemble
pour se réchauffer. Le prétexte pour prolonger un peu cette rencontre
et la faire sortir du cadre professionnel.
Nous nous retrouvons tous au bistrot, les conversations quittent le monde du travail pour se faire plus légères.
On en profite pour prendre des nouvelles plus personnelles des uns et des autres. Il me raconte ses derniers déboires. J'ai du mal à me concentrer sur sa conversation, pourtant il le faut si je veux la prolonger. J'aime quand il s'adresse à moi, je peux le regarder à ma guise, je peux me griser des intonations de sa voix... et j'ai vraiment du mal à ne pas décrocher de la conversation...
Je détaille discrètement son visage.
Lorsque je lui réponds il joue de ses lèvres avec sa langue, perdu sans doute dans ses pensées il n'y prête pas attention, le froid doit asséché ses lèvres qu'il cajole ainsi... mais sait-il à quel point j'ai envie d'en prendre soin à cet instant précis ?
Dès qu'il me parle je me plonge dans son regard, sans crainte d'en abuser. Il se pose sur moi avec une douceur qui m'attendrit. Je scrute ses yeux, les taches bleues et vertes de ses iris composent un tableau impressionniste subtil, chaque paillette dorée m'éblouit.
Nous trinquons et je vois ses narines frémir, lui aussi perçoit les arômes qui nous entourent. Le regard absent, je replonge mes lèvres dans mon verre et laisse monter en moi les effluves des estives de mon pays à travers cette odeur boisée et amère de gentiane.
Je m'éloigne un peu pour ne pas me perdre. Mon corps commence à crier famine d'un contact avec lui. Notre conversation s'élargit à deux autres convives et me sauve d'un trouble trop grand qui pourrait être visible. Mon esprit se concentre sur les plaisanteries d'un autre, je ris de bon coeur, heureuse que la tension redescende. Il est sorti de mon champ de vision et je ne prête pas attention à ses gestes.
Tout à coup, je sens une présence à mes côtés, non pas un contact, juste une proximité chaleureuse. Je me retourne, le sourire encore aux lèvres de mon dernier éclat de rire, il est là, vraiment proche, me regarde et me souris. Je sens mes joues me piquer de chaleur brutalement et je dois rougir. Je détourne hâtivement la tête, je suis déboussolée.
Pour s'adosser au comptoir, il a déplacé son bras qui maintenant touche le mien. Ce contact m'électrise. Je constate que tout le monde rit à nouveau et j'affiche un franc sourire complice, incapable de me souvenir de ce qu'il s'est dit à l'instant.
Il s'est penché vers moi et une main enveloppe ma bouche d'oreille qu'il fait mine d'observer. Je me tourne à nouveau vers lui, le regard étonné et limite courroucé... à quoi joue-t-il ?
"Je ne les connaissais pas, celles-là. Elles vont bien avec tes yeux, elles sont nouvelles ?"
Je ne sais même plus ce que j'ai balbutié. Je n'arrive pas à comprendre si c'est une preuve de son attention amicale, comme il en a toujours eue envers moi, ou s'il tente maladroitement de créer ce contact dont je meurs d'envie... et lui ?
Il me sourit en me fixant du regard "j'aime bien" conclue-t-il, et il s'éloigne en direction d'une table pour réserver un repas.
Je me ressaisis rapidement, reprend mon verre, contrôle ma montre et lance à la cantonade "je vais devoir vous quitter"
"tu ne manges pas avec nous ?"
"non, je suis attendue." et je salue chaque personne présente avant de m'enfuir...
Il a accueillit mon salut froidement, un regard si dur sur moi que mon coeur s'en est pincé. Mais je sais maintenant à quoi m'en tenir avec lui.
Tandis que je m'éloigne à grande enjambées dans la rue pour me calmer un peu, je rêve déjà de notre prochaine entrevue dont j'ai hâte... et que je crains tout autant. Jusqu'où ce trouble en sa présence me mènera-t-il ?
Nous nous retrouvons tous au bistrot, les conversations quittent le monde du travail pour se faire plus légères.
On en profite pour prendre des nouvelles plus personnelles des uns et des autres. Il me raconte ses derniers déboires. J'ai du mal à me concentrer sur sa conversation, pourtant il le faut si je veux la prolonger. J'aime quand il s'adresse à moi, je peux le regarder à ma guise, je peux me griser des intonations de sa voix... et j'ai vraiment du mal à ne pas décrocher de la conversation...
Je détaille discrètement son visage.
Lorsque je lui réponds il joue de ses lèvres avec sa langue, perdu sans doute dans ses pensées il n'y prête pas attention, le froid doit asséché ses lèvres qu'il cajole ainsi... mais sait-il à quel point j'ai envie d'en prendre soin à cet instant précis ?
Dès qu'il me parle je me plonge dans son regard, sans crainte d'en abuser. Il se pose sur moi avec une douceur qui m'attendrit. Je scrute ses yeux, les taches bleues et vertes de ses iris composent un tableau impressionniste subtil, chaque paillette dorée m'éblouit.
Nous trinquons et je vois ses narines frémir, lui aussi perçoit les arômes qui nous entourent. Le regard absent, je replonge mes lèvres dans mon verre et laisse monter en moi les effluves des estives de mon pays à travers cette odeur boisée et amère de gentiane.
Je m'éloigne un peu pour ne pas me perdre. Mon corps commence à crier famine d'un contact avec lui. Notre conversation s'élargit à deux autres convives et me sauve d'un trouble trop grand qui pourrait être visible. Mon esprit se concentre sur les plaisanteries d'un autre, je ris de bon coeur, heureuse que la tension redescende. Il est sorti de mon champ de vision et je ne prête pas attention à ses gestes.
Tout à coup, je sens une présence à mes côtés, non pas un contact, juste une proximité chaleureuse. Je me retourne, le sourire encore aux lèvres de mon dernier éclat de rire, il est là, vraiment proche, me regarde et me souris. Je sens mes joues me piquer de chaleur brutalement et je dois rougir. Je détourne hâtivement la tête, je suis déboussolée.
Pour s'adosser au comptoir, il a déplacé son bras qui maintenant touche le mien. Ce contact m'électrise. Je constate que tout le monde rit à nouveau et j'affiche un franc sourire complice, incapable de me souvenir de ce qu'il s'est dit à l'instant.
Il s'est penché vers moi et une main enveloppe ma bouche d'oreille qu'il fait mine d'observer. Je me tourne à nouveau vers lui, le regard étonné et limite courroucé... à quoi joue-t-il ?
"Je ne les connaissais pas, celles-là. Elles vont bien avec tes yeux, elles sont nouvelles ?"
Je ne sais même plus ce que j'ai balbutié. Je n'arrive pas à comprendre si c'est une preuve de son attention amicale, comme il en a toujours eue envers moi, ou s'il tente maladroitement de créer ce contact dont je meurs d'envie... et lui ?
Il me sourit en me fixant du regard "j'aime bien" conclue-t-il, et il s'éloigne en direction d'une table pour réserver un repas.
Je me ressaisis rapidement, reprend mon verre, contrôle ma montre et lance à la cantonade "je vais devoir vous quitter"
"tu ne manges pas avec nous ?"
"non, je suis attendue." et je salue chaque personne présente avant de m'enfuir...
Il a accueillit mon salut froidement, un regard si dur sur moi que mon coeur s'en est pincé. Mais je sais maintenant à quoi m'en tenir avec lui.
Tandis que je m'éloigne à grande enjambées dans la rue pour me calmer un peu, je rêve déjà de notre prochaine entrevue dont j'ai hâte... et que je crains tout autant. Jusqu'où ce trouble en sa présence me mènera-t-il ?
Rencontre
Je ne vis d'abord que sa main
longue, fine, rassurante
Je ne sentis d'abord que sa peau
douce, chaude, caressante
Je ne perçus ensuite que son œil
clair, perçant, irréel
Je ne découvris alors que sa bouche
gourmande et sensuelle.
Ce premier contact me laissa figée,
Dans une torpeur indécise,
Il m'avait déjà piégée
Avant même de m'avoir conquise.
longue, fine, rassurante
Je ne sentis d'abord que sa peau
douce, chaude, caressante
Je ne perçus ensuite que son œil
clair, perçant, irréel
Je ne découvris alors que sa bouche
gourmande et sensuelle.
Ce premier contact me laissa figée,
Dans une torpeur indécise,
Il m'avait déjà piégée
Avant même de m'avoir conquise.
L'amant
attendre, attendre, attendre encore attendre
s'impatienter
espérer sans y croire
cliquer « actualiser » frénétiquement
attendre
attendre et avoir mal
attendre et espérer pour rien
vouloir lui faire sentir sa souffrance
vouloir qu'il apaise la douleur
lui en vouloir
le vouloir
attendre et avoir mal dedans
un point dur, un poids
vouloir pleurer
attendre encore
s'impatienter
espérer sans y croire
cliquer « actualiser » frénétiquement
attendre
attendre et avoir mal
attendre et espérer pour rien
vouloir lui faire sentir sa souffrance
vouloir qu'il apaise la douleur
lui en vouloir
le vouloir
attendre et avoir mal dedans
un point dur, un poids
vouloir pleurer
attendre encore
mardi 18 décembre 2012
Retrouvailles
Ete 1994
Ca a du bon d'être en fac, j'ai fini les cours ce 10 juin et ne reprend que mi-octobre !
J'ai rempli la voiture pour deux mois, planche sur le toit, écureuil installé à l'avant, je migre enfin sur le Bassin et quitte Paris sans regret !
7 heures de route quand tu as le permis depuis 1 mois, que t'as pas d'auto-radio et qu'il pleut à verses, c'est vraiment un truc de taré ! Mais je suis une warrior, et je rentre enfin dans Arès...
Je vais jusqu'à la jetée, pour le plaisir de voir enfin la mer, ma petite mer de Buch tant aimée, puis je prends les rues qui longent la mer et arrivent jusqu'au club.
Marée haute, ils sont tous là. Mes potes me font la fête, c'est toujours un bonheur de revenir là ! Il y a les Arésiens, les Bordelais déjà... les Toulousains seront là en août, d'autres parigots comme moi arrivent mi juillet.. on est une sacrée bande, soudée depuis des années, avec comme point de chute ce club.
Maman loue toujours la même villa derrière le club, mais pour le mois d'août seulement, d'ici là et au-delà, faut que je me démerde !
Les copains sont au courant, ils m'attendent avec un planning de squatt bien étudié !
Ce soir on fait la fête dans la villa de Mathieu, ses parents ne seront là que dans quinze jours, je peux m'installer...
Je prend mes marques au club aussi, je retrouve les monos, le chef de base, on se répartit les groupes pour la saison. Faut que je rafistole ma sécu qui a morflé cet hiver, et mon moteur a pris l'eau y'a une semaine. Du boulot en vue pour accueillir les enfants.
Mais pour l'heure c'est marée haute et ma planche n'est déjà plus sur le toit... j'ai troqué mon jean pour le shorty qui ne me quittera plus de l'été, seconde peau. Je latte ma voile, réglages rapides, on fignolera les jours suivants, harnais en place, je fais un essai à terre, ok ! Hop ! Tout sur l'épaule, je cours vers l'eau, retrouver mes potes véliplanchistes qui jouent déjà avec cette petite brise...
C'est parti ! Ca souffle bien, clapot sympa, premier petit planning de la saison en vue, dans deux minutes vous m'entendrez hurler de bonheur !
Je file droit devant,
je sens le vent dans mes cheveux, je joue avec lui à travers ma voile, je me laisse porter par sa puissance, je m'appuie dessus pour virer
Je ne sens d'abord les vagues sous mes pieds, l'eau fraîche qui vient me lécher, puis plus rien, j'ai décollé... jouissance extrême que peu comprendront
Je m'enivre de l'odeur du sel, de la vase, des algues, l'odeur de mon Bassin
Je ris avec les mouettes, je saute les corps-morts, schlack je contourne un banc de sable, zim, je m'enfile un chenal...
Je me dérouille doucement, avec un vent pareil, les potes vont vouloir aller à l'océan, et là, ça ne rigole plus ! Il ne s'agit pas de foirer la moindre figure, t'as des tonnes d'eau qui te rappellent vite où tu te trouves...
Je reviens au bord quand mes paumes me brûlent, je ne vais pas me faire des ampoules le premier jour ! Rinçage, rangeage, toujours s'occuper du matos en premier.
On rigole, on se vanne... les bordelais se foutent de mon teint de porcelaine, ils en profitent, ça ne va pas durer, moi je me fous de leurs marques de shorty déjà bien visibles, j'en profitent, je serai comme eux dans peu de temps !!
L'eau est déjà repartie, on peut squatter le sable devant le club. En tailleur face à la mer, je savoure la première Camel de ma saison, Mathieu nous sert l'apéro. On est vendredi, leur semaine aussi est finie.
"Demain on décolle à 7h et on dort à l'océan. Expédition supermarché ce soir, on prend quoi ?"
La liste des courses est vite torchée, deux courageux s'en chargent, moi faut que je vide ma voiture et que je m'installe.
J'ai peu dormi cette première nuit, trop excitée de tant de bonheur !
A 7 h je suis au club, on charge des planches sur mon toit pourvu de galerie, le reste dans la camionnette des monos, et on s'entasse, on rigole et on fiche le camp pour 48 h de bonheur entre jeunes de 16 à 22 ans qui se connaissent depuis leurs couches culotte...
A peine sur le parking l'odeur de l'océan me prend aux tripes, je cours sur les caillebotis malgré tout le matos que je trimballe et à peine en haut de la dune, alors que je le vois enfin, je hurle notre traditionnel "THALATTA" ! Oh bordel que c'est bon d'être là !!
On dévale dans le sable comme des tarés, on sème nos affaires tout du long, on s'en fout ! On se dessape en courant et on se jète, nus, dans l'océan... ACHA ! Toujours aussi froid !
Une vague, deux vagues, on est roulés, malaxés, essorés, plus sablés que mouillés, mais heureux ! On constate que ça tire bien, je tente un peu de bodysurf pour tester, yes... on va profiter des derniers rayons du soleil !
Retour sur la plage, rhabillage en tenue, sortie des planches de surf, avec le soir le vent est tombé et zou, c'est reparti ! On n'est que 3 à surfer, les autres ont sorti leurs biscottes, on ne se moque pas, ils nous éclatent en voile, on les éclate en planche, chacun son truc.
On passe facile les premiers rouleaux, on rame un peu et on s'attaque à la deuxième barre. Les vagues sont hautes, dures, elles tirent loin mais si tu te loupes c'est machine à laver assurée ! Ca brasse !
Il commence à faire sombre, on se fait signe de rentrer, les autres ont déjà fait le feu, sorti le dîner... et l'apéro !
A cette heure et là où on est, la plage est à nous, pour la nuit et même pour le WE.
On voit au loin les parties surveillées qui seront noires de monde au soleil levé, c'est bon d'être du coin !
J'ai viré le shorty, enfilé un pull direct sur le maillot mouillé et je m'allonge près du feu, directement sur le sable un peu frais. Je regarde le soleil se coucher, j'attends le ciel étoilé sans pollution urbaine, je sirote mon verre tranquille et je me sens rudement bien.
Thomas vient s'allonger près de moi "alors ? Ça fait du bien ?"
"oh tu peux pas imaginer ! Toi t'en profites toute l'année..."
"Oui mais je ne m'en lasse pas ! Ca s'est bien passé ton année, toi ?"
"ouais, nickel, j'ai tout eu, et toi ?"
"ça va, plus qu'un an"
"Veinard. Tu fais les 24h cette année ?"
"ouais, je voulais te demander si on ne se les faisait pas avec le bateau de mon père tous les deux"
"si tu veux, mais et ton frère ?"
"il sait pas si il peut, on peut se mettre à trois"
"ce serait même mieux... s'ils prévoient du vent, tu vas encore me foutre au rappel non stop et je te serai d'aucune aide"
"on verra bien, il sera soulagé de savoir qu'au pire j'ai quelqu'un quand même"
Dernier rayon, il n'est pas vert... on s'enfonce dans la nuit, seul le feu nous éclaire.
Instinctivement mes mains et mes pieds jouent avec le sable, je ne pense plus à rien, je profite.
Thomas me prend soudain la main, ses doigts se mêlent aux miens. Je regarde le ciel et sourit.
On avait fini par s'embrasser à la fin de l'été dernier, peut-être deux jours avant que je parte. Chacun avait eu de nombreuses conquêtes dans l'été, on s'était soutenus dans les moments difficiles, on s'était arrangé des coups mutuellement, on s'était couverts auprès des parents, bref, on avait été une année de plus les vieux potes d'enfance qui se sont connus au club Mickey... je m'en souviens encore.
La fin de l'été nous avait laissés un peu désœuvrés, j'étais la dernière à repartir, lui habitait ici. Un soir on s'était embrassés sur la plage, puis, aussi gênés l'un que l'autre, on était rentrés chacun de son côté et l'année scolaire nous avait engloutis.
J'avais fait l'autruche pendant un an, ne pas y penser tellement je ne savais pas quoi en penser...
Et là, il me tenait la main, sans un mot.
Partage d'un moment fort où je sais qu'il me comprend ? Petit signe pour me dire qu'il voudrait reprendre là où on avait laissé notre histoire ? Je ne sais toujours pas quoi penser.
Alors je ne pense pas, je ferme les yeux, je m'incruste dans le sable, je laisse la nuit et l'océan m'envahir et je pousse un soupir d'aise.
Appeler par d'autres pour les aider à je ne sais quoi, il se lève et j'en profite pour rejoindre les amies avec qui je n'ai pas pu encore échanger vraiment.
Le week-end ne sera qu'une succession de baignades éreintantes, de surf quand le vent tombe, de funboard quand le vent le permet. Antoine cassera son mât d'ailleurs. Et de bouffe et boissons autour du feu de camp, de siestes et nuits courtes dans le sable... de quelques pétards qui tournèrent aussi, bref, heureusement que les parents ne sont pas là !
Deux semaines avant l'ouverture au public du club, avec tout ce qu'il faut réparer et préparer, on n'arrête pas du soir au matin. On profite un peu du Bassin, certains soirs de l'Océan, mais le temps file vite.
Le teint de porcelaine est un lointain souvenir, j'ai rattrapé les Bordelais, mes pieds se sont habitués au sable et graviers, je vis tout l'été sans chaussure.
Il me faut maintenant changer de lieu pour dormir, Thomas et Fred m'aident à déménager chez un voisin qui me prête une chambrette pour juillet.
Je suis à 30m du club de voile, c'est minuscule mais ça devient vite notre QG à tous !
Je termine de nettoyer un moteur, mains dans le cambouis, lorsque Thomas me propose de sortir les planches pour la fin de la marée haute. Je le rejoins rapidement sur l'eau, heureuse d'aller me mesurer un peu aux éléments. Je teste quelques sauts et cabrioles qu'il m'a apprises, je me vautre en beauté plus d'une fois, le vent est un peu faiblard.
Assise sur ma planche, les pieds dans l'eau, je me laisse un peu dériver, la voile faisant ancre flottante et je le regarde essayer de profiter des petites vagues laissées par un bateau qui vient de passer. Il finit par me rejoindre "Fatiguée ?"
"De me casser la gueule, oui, y'a pas assez de vent pour que je passe ce putain d'air jibe !"
"c'est clair... allez, suis-moi"
Assez de vent pour se faire sortir de l'eau, c'est déjà ça, on repart, on file sur l'eau à toute allure... On passe la jetée, le port ostréicole et Thomas m'entraîne dans le Canal des étangs, on s'enfonce dans le dédale des prés salés qu'il connaît comme sa poche. Moi je le connais bien à pied, en vélo, mais mal en venant de l'eau...
On zigzague un peu entre les touffes d'herbe puis il affale d'un coup. Je découvre, cachés des roseaux, un banc de sable blanc immaculé, rare dans cette vasière. Je laisse tomber ma voile sur la sienne et le rejoint. Il est assis, et tape dans le sable pour que je me pose près de lui.
Je crains de deviner ce qu'il a derrière la tête. J'ai peur de me faire de fausses idées, c'est pas trop son genre, quand même, le petit coin romantique...
"Viens, on va louper le coucher de soleil sinon"
C'est vrai qu'on l'aperçoit se coucher sur la pinède qui nous sépare de Claouey. Je m’assois en tailleur, à mon habitude et je savoure ces lumières rouges qui éclairent étrangement le bassin.
Thomas pivote sur ses fesses, passe une jambe de chaque côté de moi et vient se coller à mon dos. Il m'enlace et pose sa tête sur mon épaule.
"On n'est pas bien, là ?"
Non je ne rêve pas... c'est bien lui, c'est bien moi et oui, on est sacrément bien, là.
"Je viens là presque tous les vendredis soirs en descendant du car, avant de retourner chez les parents. C'est chaque fois différent et toujours magnifique."
"Je sais, c'est MA balade du soir tous les étés"
"Je sais, je t'ai plus d'une fois accompagnée"
"mais je n'avais jamais abordé les prés salés depuis l'eau; A part une fois en canoë à la brune"
"C'est pour ça que j'attendais la bonne marée pour te montrer. On rentrera à pied, par contre, tu ne m'en veux pas ?"
J'éclate de rires ! Lui en vouloir !
Je me tourne vers lui, passe mes bras autour de son cou et l'embrasse.
Ca fait 9 mois que j'attends qu'on reprenne là où on en était... 9 mois qu'on a laissé ce baiser en suspens.
Il est intense, il es vorace, il a le goût de notre attente exacerbée ... Ce baiser est le plus fou et le plus excitant que je n'ai jamais échangé.
Nos mains partent à l'assaut de nos corps, comme si nous les découvrions pour la première fois.
Nos bouches goutent le sel de chacun de nos grains de peau... Nous sommes nus, enlacés, sur ce bout de terre volé à la mer, au milieu des roseaux, enveloppés par la nuit naissante...
Jamais je n'avais été aimée avec autant de tendresse et de force à la fois, c'est tout mon Bassin qui pénètre mon corps et me fais vibrer dans la brise du soir.
Nous jouissons à l'unisson, reprenons nos caresses et baisers, repartons pour une nouvelle chevauchée... Nous nous aimons à tâtons dans le noir encore longtemps, avec une soif inextinguible d'un de l'autre.
Nous restons longtemps enlacés, immobiles, écoutant les bruits de la nuit, pouffant en pensant aux autres qui doivent nous chercher.. quels sales gosses...
Nous finissons par nous rhabiller à la lueur de la lune, hisser notre matos sur le dos, et repartir à pied en suivant le lit sablonneux de la rivière jusqu'à la plage que nous longeons jusqu'au club...
"Mais vous étiez où ?"
"On a voulu profiter du coucher de soleil jusqu'au bout"
"Ah ça, c'est sûr !"
Ca a du bon d'être en fac, j'ai fini les cours ce 10 juin et ne reprend que mi-octobre !
J'ai rempli la voiture pour deux mois, planche sur le toit, écureuil installé à l'avant, je migre enfin sur le Bassin et quitte Paris sans regret !
7 heures de route quand tu as le permis depuis 1 mois, que t'as pas d'auto-radio et qu'il pleut à verses, c'est vraiment un truc de taré ! Mais je suis une warrior, et je rentre enfin dans Arès...
Je vais jusqu'à la jetée, pour le plaisir de voir enfin la mer, ma petite mer de Buch tant aimée, puis je prends les rues qui longent la mer et arrivent jusqu'au club.
Marée haute, ils sont tous là. Mes potes me font la fête, c'est toujours un bonheur de revenir là ! Il y a les Arésiens, les Bordelais déjà... les Toulousains seront là en août, d'autres parigots comme moi arrivent mi juillet.. on est une sacrée bande, soudée depuis des années, avec comme point de chute ce club.
Maman loue toujours la même villa derrière le club, mais pour le mois d'août seulement, d'ici là et au-delà, faut que je me démerde !
Les copains sont au courant, ils m'attendent avec un planning de squatt bien étudié !
Ce soir on fait la fête dans la villa de Mathieu, ses parents ne seront là que dans quinze jours, je peux m'installer...
Je prend mes marques au club aussi, je retrouve les monos, le chef de base, on se répartit les groupes pour la saison. Faut que je rafistole ma sécu qui a morflé cet hiver, et mon moteur a pris l'eau y'a une semaine. Du boulot en vue pour accueillir les enfants.
Mais pour l'heure c'est marée haute et ma planche n'est déjà plus sur le toit... j'ai troqué mon jean pour le shorty qui ne me quittera plus de l'été, seconde peau. Je latte ma voile, réglages rapides, on fignolera les jours suivants, harnais en place, je fais un essai à terre, ok ! Hop ! Tout sur l'épaule, je cours vers l'eau, retrouver mes potes véliplanchistes qui jouent déjà avec cette petite brise...
C'est parti ! Ca souffle bien, clapot sympa, premier petit planning de la saison en vue, dans deux minutes vous m'entendrez hurler de bonheur !
Je file droit devant,
je sens le vent dans mes cheveux, je joue avec lui à travers ma voile, je me laisse porter par sa puissance, je m'appuie dessus pour virer
Je ne sens d'abord les vagues sous mes pieds, l'eau fraîche qui vient me lécher, puis plus rien, j'ai décollé... jouissance extrême que peu comprendront
Je m'enivre de l'odeur du sel, de la vase, des algues, l'odeur de mon Bassin
Je ris avec les mouettes, je saute les corps-morts, schlack je contourne un banc de sable, zim, je m'enfile un chenal...
Je me dérouille doucement, avec un vent pareil, les potes vont vouloir aller à l'océan, et là, ça ne rigole plus ! Il ne s'agit pas de foirer la moindre figure, t'as des tonnes d'eau qui te rappellent vite où tu te trouves...
Je reviens au bord quand mes paumes me brûlent, je ne vais pas me faire des ampoules le premier jour ! Rinçage, rangeage, toujours s'occuper du matos en premier.
On rigole, on se vanne... les bordelais se foutent de mon teint de porcelaine, ils en profitent, ça ne va pas durer, moi je me fous de leurs marques de shorty déjà bien visibles, j'en profitent, je serai comme eux dans peu de temps !!
L'eau est déjà repartie, on peut squatter le sable devant le club. En tailleur face à la mer, je savoure la première Camel de ma saison, Mathieu nous sert l'apéro. On est vendredi, leur semaine aussi est finie.
"Demain on décolle à 7h et on dort à l'océan. Expédition supermarché ce soir, on prend quoi ?"
La liste des courses est vite torchée, deux courageux s'en chargent, moi faut que je vide ma voiture et que je m'installe.
J'ai peu dormi cette première nuit, trop excitée de tant de bonheur !
A 7 h je suis au club, on charge des planches sur mon toit pourvu de galerie, le reste dans la camionnette des monos, et on s'entasse, on rigole et on fiche le camp pour 48 h de bonheur entre jeunes de 16 à 22 ans qui se connaissent depuis leurs couches culotte...
A peine sur le parking l'odeur de l'océan me prend aux tripes, je cours sur les caillebotis malgré tout le matos que je trimballe et à peine en haut de la dune, alors que je le vois enfin, je hurle notre traditionnel "THALATTA" ! Oh bordel que c'est bon d'être là !!
On dévale dans le sable comme des tarés, on sème nos affaires tout du long, on s'en fout ! On se dessape en courant et on se jète, nus, dans l'océan... ACHA ! Toujours aussi froid !
Une vague, deux vagues, on est roulés, malaxés, essorés, plus sablés que mouillés, mais heureux ! On constate que ça tire bien, je tente un peu de bodysurf pour tester, yes... on va profiter des derniers rayons du soleil !
Retour sur la plage, rhabillage en tenue, sortie des planches de surf, avec le soir le vent est tombé et zou, c'est reparti ! On n'est que 3 à surfer, les autres ont sorti leurs biscottes, on ne se moque pas, ils nous éclatent en voile, on les éclate en planche, chacun son truc.
On passe facile les premiers rouleaux, on rame un peu et on s'attaque à la deuxième barre. Les vagues sont hautes, dures, elles tirent loin mais si tu te loupes c'est machine à laver assurée ! Ca brasse !
Il commence à faire sombre, on se fait signe de rentrer, les autres ont déjà fait le feu, sorti le dîner... et l'apéro !
A cette heure et là où on est, la plage est à nous, pour la nuit et même pour le WE.
On voit au loin les parties surveillées qui seront noires de monde au soleil levé, c'est bon d'être du coin !
J'ai viré le shorty, enfilé un pull direct sur le maillot mouillé et je m'allonge près du feu, directement sur le sable un peu frais. Je regarde le soleil se coucher, j'attends le ciel étoilé sans pollution urbaine, je sirote mon verre tranquille et je me sens rudement bien.
Thomas vient s'allonger près de moi "alors ? Ça fait du bien ?"
"oh tu peux pas imaginer ! Toi t'en profites toute l'année..."
"Oui mais je ne m'en lasse pas ! Ca s'est bien passé ton année, toi ?"
"ouais, nickel, j'ai tout eu, et toi ?"
"ça va, plus qu'un an"
"Veinard. Tu fais les 24h cette année ?"
"ouais, je voulais te demander si on ne se les faisait pas avec le bateau de mon père tous les deux"
"si tu veux, mais et ton frère ?"
"il sait pas si il peut, on peut se mettre à trois"
"ce serait même mieux... s'ils prévoient du vent, tu vas encore me foutre au rappel non stop et je te serai d'aucune aide"
"on verra bien, il sera soulagé de savoir qu'au pire j'ai quelqu'un quand même"
Dernier rayon, il n'est pas vert... on s'enfonce dans la nuit, seul le feu nous éclaire.
Instinctivement mes mains et mes pieds jouent avec le sable, je ne pense plus à rien, je profite.
Thomas me prend soudain la main, ses doigts se mêlent aux miens. Je regarde le ciel et sourit.
On avait fini par s'embrasser à la fin de l'été dernier, peut-être deux jours avant que je parte. Chacun avait eu de nombreuses conquêtes dans l'été, on s'était soutenus dans les moments difficiles, on s'était arrangé des coups mutuellement, on s'était couverts auprès des parents, bref, on avait été une année de plus les vieux potes d'enfance qui se sont connus au club Mickey... je m'en souviens encore.
La fin de l'été nous avait laissés un peu désœuvrés, j'étais la dernière à repartir, lui habitait ici. Un soir on s'était embrassés sur la plage, puis, aussi gênés l'un que l'autre, on était rentrés chacun de son côté et l'année scolaire nous avait engloutis.
J'avais fait l'autruche pendant un an, ne pas y penser tellement je ne savais pas quoi en penser...
Et là, il me tenait la main, sans un mot.
Partage d'un moment fort où je sais qu'il me comprend ? Petit signe pour me dire qu'il voudrait reprendre là où on avait laissé notre histoire ? Je ne sais toujours pas quoi penser.
Alors je ne pense pas, je ferme les yeux, je m'incruste dans le sable, je laisse la nuit et l'océan m'envahir et je pousse un soupir d'aise.
Appeler par d'autres pour les aider à je ne sais quoi, il se lève et j'en profite pour rejoindre les amies avec qui je n'ai pas pu encore échanger vraiment.
Le week-end ne sera qu'une succession de baignades éreintantes, de surf quand le vent tombe, de funboard quand le vent le permet. Antoine cassera son mât d'ailleurs. Et de bouffe et boissons autour du feu de camp, de siestes et nuits courtes dans le sable... de quelques pétards qui tournèrent aussi, bref, heureusement que les parents ne sont pas là !
Deux semaines avant l'ouverture au public du club, avec tout ce qu'il faut réparer et préparer, on n'arrête pas du soir au matin. On profite un peu du Bassin, certains soirs de l'Océan, mais le temps file vite.
Le teint de porcelaine est un lointain souvenir, j'ai rattrapé les Bordelais, mes pieds se sont habitués au sable et graviers, je vis tout l'été sans chaussure.
Il me faut maintenant changer de lieu pour dormir, Thomas et Fred m'aident à déménager chez un voisin qui me prête une chambrette pour juillet.
Je suis à 30m du club de voile, c'est minuscule mais ça devient vite notre QG à tous !
Je termine de nettoyer un moteur, mains dans le cambouis, lorsque Thomas me propose de sortir les planches pour la fin de la marée haute. Je le rejoins rapidement sur l'eau, heureuse d'aller me mesurer un peu aux éléments. Je teste quelques sauts et cabrioles qu'il m'a apprises, je me vautre en beauté plus d'une fois, le vent est un peu faiblard.
Assise sur ma planche, les pieds dans l'eau, je me laisse un peu dériver, la voile faisant ancre flottante et je le regarde essayer de profiter des petites vagues laissées par un bateau qui vient de passer. Il finit par me rejoindre "Fatiguée ?"
"De me casser la gueule, oui, y'a pas assez de vent pour que je passe ce putain d'air jibe !"
"c'est clair... allez, suis-moi"
Assez de vent pour se faire sortir de l'eau, c'est déjà ça, on repart, on file sur l'eau à toute allure... On passe la jetée, le port ostréicole et Thomas m'entraîne dans le Canal des étangs, on s'enfonce dans le dédale des prés salés qu'il connaît comme sa poche. Moi je le connais bien à pied, en vélo, mais mal en venant de l'eau...
On zigzague un peu entre les touffes d'herbe puis il affale d'un coup. Je découvre, cachés des roseaux, un banc de sable blanc immaculé, rare dans cette vasière. Je laisse tomber ma voile sur la sienne et le rejoint. Il est assis, et tape dans le sable pour que je me pose près de lui.
Je crains de deviner ce qu'il a derrière la tête. J'ai peur de me faire de fausses idées, c'est pas trop son genre, quand même, le petit coin romantique...
"Viens, on va louper le coucher de soleil sinon"
C'est vrai qu'on l'aperçoit se coucher sur la pinède qui nous sépare de Claouey. Je m’assois en tailleur, à mon habitude et je savoure ces lumières rouges qui éclairent étrangement le bassin.
Thomas pivote sur ses fesses, passe une jambe de chaque côté de moi et vient se coller à mon dos. Il m'enlace et pose sa tête sur mon épaule.
"On n'est pas bien, là ?"
Non je ne rêve pas... c'est bien lui, c'est bien moi et oui, on est sacrément bien, là.
"Je viens là presque tous les vendredis soirs en descendant du car, avant de retourner chez les parents. C'est chaque fois différent et toujours magnifique."
"Je sais, c'est MA balade du soir tous les étés"
"Je sais, je t'ai plus d'une fois accompagnée"
"mais je n'avais jamais abordé les prés salés depuis l'eau; A part une fois en canoë à la brune"
"C'est pour ça que j'attendais la bonne marée pour te montrer. On rentrera à pied, par contre, tu ne m'en veux pas ?"
J'éclate de rires ! Lui en vouloir !
Je me tourne vers lui, passe mes bras autour de son cou et l'embrasse.
Ca fait 9 mois que j'attends qu'on reprenne là où on en était... 9 mois qu'on a laissé ce baiser en suspens.
Il est intense, il es vorace, il a le goût de notre attente exacerbée ... Ce baiser est le plus fou et le plus excitant que je n'ai jamais échangé.
Nos mains partent à l'assaut de nos corps, comme si nous les découvrions pour la première fois.
Nos bouches goutent le sel de chacun de nos grains de peau... Nous sommes nus, enlacés, sur ce bout de terre volé à la mer, au milieu des roseaux, enveloppés par la nuit naissante...
Jamais je n'avais été aimée avec autant de tendresse et de force à la fois, c'est tout mon Bassin qui pénètre mon corps et me fais vibrer dans la brise du soir.
Nous jouissons à l'unisson, reprenons nos caresses et baisers, repartons pour une nouvelle chevauchée... Nous nous aimons à tâtons dans le noir encore longtemps, avec une soif inextinguible d'un de l'autre.
Nous restons longtemps enlacés, immobiles, écoutant les bruits de la nuit, pouffant en pensant aux autres qui doivent nous chercher.. quels sales gosses...
Nous finissons par nous rhabiller à la lueur de la lune, hisser notre matos sur le dos, et repartir à pied en suivant le lit sablonneux de la rivière jusqu'à la plage que nous longeons jusqu'au club...
"Mais vous étiez où ?"
"On a voulu profiter du coucher de soleil jusqu'au bout"
"Ah ça, c'est sûr !"
mardi 11 décembre 2012
L'étudiante
(avec la complicité de Julien)
Depuis cinq jours Julie ne sort pas de sa chambre du campus, révisions à outrance, elle n'en peut plus ! Aujourd'hui elle s'accorde une pause, elle veut profiter de ce chaud soleil de printemps, elle veut croquer la vie ! Elle décide de passer en fin de matinée à la biblio de la fac, de déjeûner au RU avec quelques copains de promo, d'assister, quand même, au seul cours qu'il lui reste ce trimestre, d'aller se promener au Luco pour la fin de l'après-midi et surtout, pour une fois, de participer à la soirée organisée par Didier dont les parents sont absents pour quelques jours. Ca fait combien de temps qu'elle n'a pas fait une petite soirée étudiants ? Elle a très envie de retrouver toute la bande, ils lui manquent tous ! Et puis ces petites soirées entre eux qui se connaissent depuis tant d'années, ça a quelque chsoe de reposant... Pas besoin de se mettre sur son 31, ni de faire attention à ne pas trop chauffer les mecs en dansant comme une dératée, non, on peut être à la cool, on se connaît tous et on n'est là que pour faire la fête.
Hop son short en jean, hop ses sandales à talons compensés, hop son t-shirt rayé qui couvre à peine les épaules, un truc pour relever ces cheveux qui lui tiennent chaud, sa paire de lunettes de soleil, et elle est prête à affronter les premières chaleurs parisiennes.
La journée se passe comme dans un rêve, de la gaité, des rires, des "oh mais ça fait plaisir de te voir; Julie ! Depuis le temps !!", des échanges riches... et même un moment très agréable au parc, assise à l'ombre incertaine d'un platane, où elle a pu enfin finir le dernier bouquin divertissant qu'elle avait entamé... pour une fois que c'était pas un poly de partiel !
Petit crochet par chez elle pour nourrir le chat, prendre un gilet pour la fin de soirée et des chaussures plates (elle est prévoyante), rehausser un peu le maquillage, écouter les messages sur le répondeur... Passage chez le fleuriste, c'est son truc à elle, ça, offrir des fleurs aux mecs et des bouteilles de vin aux filles ! Et le pire c'est que ça plait bien plus qu'elle ne le pensait...
Dingdong ! Déjà du bruit à l'intérieur, elle n'est pas la première...
La porte s'ouvre et apparaît dans l'encadrement un parfait inconnu... Elle a du faire une tête si surprise que le type lui décroche un franc sourire "Entrez ! Je ne vais pas vous manger !"
Didier se pointe, suivi de quelques potes "Ah Julie ! J'ai cru que tu décommanderais une fois encore ! Viens, tout le monde est si content de te revoir enfin sortir de ton couvent !! Je crois que tu ne connais pas Estelle, la copine de Jérôme (la énième nouvelle copine, pense Julie), Marc et Aaron, ils étaient dans notre section l'an dernier, on s'est connus au BDE"
Elle embrasse, embrasse, embrasse, des joues fraîches, des joues chaudes, des joues mal rasées, des joues douces, des joues puériles, des joues barbues, des joues, des joues... les joues très douces d'Aaron, son portier, donc.
Elle est assaillie de questions, sollicitée de toute part... on l'invite à danser, à participer à une débat qui finit en éclats de rire, à piller le buffet, à picoler, mais sans exagérer... elle se dit qu'elle aura une crampe aux joues à force de sourire toute la soirée ! C'est bon de se sentir entourée par les amis et de sortir de cette chambre de campus sans âme et délabrée...
Il est déjà tard et ceux qui se lèvent tôt pour un cours demain, ou qui bossent, ou qui habitent loin, ou qui ne veulent pas louper le dernier métro sont déjà partis... Elle habite tout près, elle compte faire la grasse mat demain avant de replonger dans ses révisions, elle est bien, elle reste et profite !
Elle commence à aider Didier à mettre de l'ordre et se rend compte qu'il y a du boulot !
"Si tu veux, je peux rester dormir et t'aider à ranger demain... j'ai peur que tout seul ce soit trop déprimant !"
"Ecoute, si tu peux, c'est pas de refus... Je sais qu'à deux ça ira nettement plus vite ! Et puis comme ça, je profite encore un peu de toi avant que tu ne repartes dans ton ermitage ..."
"oui, c'était juste une pause, mais j'ai encore 15 bons jours de révisions qui m'attendent..."
"on va se faire une de ces fêtes après les partiels !!! au moins 3 jours non stop ! Ok ?"
"oh que oui ok ! Tu penses bien !"
Ils ne restent qu'eux, s'activant dans la cuisinie, Jérôme et Estelle se bécotant dans le bureau, et Aaron et Marc discutant sur le balcon.
"ça suffit comme ça, on finira demain ! Viens boire un dernier verre, Julie."
Elle suit Didier au salon, se laisse tomber sur le canapé. Il part servir des verres tandis que les garçons rentrent du balcon. Marc s'est avéré un super danseur, elle est bien contente qu'il ait rejoint le groupe. Il a l'air aussi crevé qu'elle et fait grincer le fauteuil en s'affalant dessus. Aaron vient s'asseoir sur le canapé et une conversation s'engage entre eux quatre lorsque Didier tend un verre à chacun.
Elle remarque qu'Aaron parle peu mais toujours à propos... et surtout qu'il la fait rire bien souvent ! Ils finissent par discuter du cours qu'elle révise depuis une semaine, au hasard d'une question qu'elle a posé à ces deux étudiants plus âgés. Aaron et elle sont si passionnés par leur conversation qu'ils ne remarquent pas que Marc s'est discrètement levé et a pris congé de Didier, un clin d'oeil complice échangé sur le pas de la porte et Didier part se coucher tout aussi discrètement.
C'est le silence épais qui les entoure qui leur fait tourner la tête..."Ils sont tous partis ?" s'étonnent-ils en choeur ?!
Aaron n'a pas envie de partir du tout. Lui qui est si timide, qui n'a jamais osé aborder une fille, se donne mentalement des coups de pied au cul pour oser... oser poser sa main sur la joue de Julie.
"Il ne reste que nous deux" et lui lancer le regard le plus doux et le plus sensuel qu'il puisse faire... Il espère qu'elle le comprendra suffisamment et qu'elle est moins timide que lui, car il a déjà fait bien plus que ce qu'il pensait être capable de faire !!
Elle le regarde avec tant de tendresse qu'il sent une pique brûlante dans son thorax et... que sa verge se tend. C'est bien un truc de mec, ça, pense-t-il... un peu d'attention d'une belle fille et bim ! Il bande...
Julie est très impressionnée par ce savant jeune homme dont la conversation fut passionnante. Elle n'a cessé d'admirer ses longues mains qui parlaient autant que sa bouche aux lèvres charnues.. Elle l'a dévoré des yeux, a mentalement mordu dans ses lèvres, embrasser ses yeux au regard si perturbant... Elle avait du mal à suivre leur conversation tant elle avait envie de se blottir dans ses bras. Chaque fois qu'il lui décochait un sourire, c'était une pique brûlante dans sa poitrine et... des fourmillements dans le bas-ventre ! C'est bien un truc de fille, ça, pensa-t-elle... un peu de tendresse de la part d'un beau mec et bim ! Elle mouille...
De peur qu'il ne retire sa main, elle pose la sienne par dessus et maintient ce contact doux et chaud sur sa joue. Premier contact, tant attendu, presque électrique..
Il a l'air inquiet et tétanisé, elle lui prend alors le visage entre ses mains, se rapproche delui et dépose un baiser sur sa bouche si douce. C'est comme si elle avait appuyé sur le bouton déclencheur d'un cataclysme... Oubliée la timidité, le doute, la gêne... Aaron tient maintenant fermement la nuque de Julie et l'embrasse fougueusement, passionnément... il dévore ses lèvres, fouille sa bouche, se bat avec sa langue, l'étouffe à moitié...
Il l'enlace et la tient serrée contre lui, une main plaquée contre son dos...
Puis il relâche un peu l'étreinte et calme ses baisers, lui bécotant tout le visage, puis le cou, la nuque... Ses mains se font baladeuses, s'aventurent sous le t-shirt, défond rapidement l'attache du soutien-gorge pour libérer deux seins qu'elles empoignent, caressent, massent, pincent...
Julie halète sous la fougue de son amant, ne peut retenir de petits gémissements de plaisir lorsqu'il fait darder ses tétons, lorsque sa bouche descend pour avaler un sein....
Elle ôte t-shirt et sous-tif pour lui offrir chaque pore de la peau de son buste qu'il s'emploie à parcourir de la langue et des doigts, baisant, mordant, titillant, caressant ce corps qui l'ennivre déjà.
Progressivement les volutes de ses baisers le font descendre vers son ventre doux et chaud, ses mains se posent sur ses hanches tandis qu'il s'attarde sur son nombril. Avec agilité et défait son short et le fait glisser le long de ses jambes, emportant avec le tanga dont il n'a pas même vu la couleur...
Julie s'allonge sur le canapé, abandonnant bien volontiers son corps à cet amant si gourmand.
Il vient poser ses lèvres en haut de son pubis, puis descend doucement, semant de petits baisers jusqu'à son sexe sur lequel il s'attarde, prolongeant et appuyant son baiser... Il la sent soulever son bassin pour aller à la rencontre de ses lèvres, elle le désire, son odeur se fait plus forte, ses lèvres s'entrouvent et il voit luire son intimité encore dissimulée... Il souffle doucement et lui arrache une plainte... il ne la fait pas attendre plus longtemps et plonge le bout de sa langue entre ses lèvres douces pour aller au contact de ce charmant bouton déjà durci par l'attente...
Parcourant de sa langue son sillon intime, il la voit se cambrer pour mieux sentir cette caresse quiexcite qui son clitoris tendu, qui l'entrée de son vagin, qui les petits plis de son anus...
Tout au plaisir qu'il lui procure, cherchant à percevoir chaque signe de son corps pour s'attarder sur les recoins les plus sensibles, il ne remarque pas son petit pied dénudé qui se glisse entre ses jambes et vient s'appuyer délicatement sur l'importante bosse de son pantalon... Hmm comme il apprécie la délicate caresse qu'elle lui procure ! Le tissu de son short n'est qu'un rempart fragile et il ressent chaque pression qu'elle exerce... elle replie ses orteils sur son sexe et le branle avec tant de douceur et de fermeté qu'il ferme un moment les yeux et immobilise sa langue.
Reprenant ses esprits et son activité, il se jure de lui procurer un plaisir aussi fou que ce qu'elle lui promet déjà.
Il alterne les petits coups de sa langue pointue autour de son bouton d'amour, avec de plus amples léchages fouillant dans sa chair humide. Il se délecte du doux nectar qu'elle produit, s'émeut des frissons qui lui parcourent le corps, s'amuse de la voir se cambrer ... et se sent à l'étroit dans son short.
Imperceptiblement elle a fait glisser son corps sur le canapé et c'est une main habile qui vient à la conquête de ce fichu short, le déboutonne et libère précautionneusement son membre douloureux. Elle tâtonne aveuglément à la découverte de ce sexe qu'elle caresse de bas en haut, sur le gland puis de haut en bas, emprisonne ses couilles, les fait rouler, remonte le long de sa verge qui palpite dans sa paume. Elle le tient fermement, maintenant, le branlant lentement mais totalement, resserrant son étreinte au bas de son mât, caressant de son pouce son gland dénudé.
Elle sourit de remarquer les pauses dans ses jeux de langue, son souffle parfois saccadé, son bassin dont il n'arrive pas à retenir tous les mouvements... Elle aime lui faire perdre le contrôle, lui qui l'emmène si loin dans le plaisir de son corps.
Il se resaisit à nouveau et joint à sa langue ses longs doigts habiles qu'il glisse doucement dans son fourreau humide. Elle pousse un premier cri puis se met à gémir sous le traitement qu'il lui impose. Alternant entre ses doigts et sa langue, il sollicite son bouton d'amour tout en lui prodiguant les plus sensuelles des caresses internes. Elle se sent dégouliner de plaisir et est très touchée de constater qu'il s'en délecte. Il lui semble qu'il s'ennivre de son odeur et s'abreuve avec plaisir à son sexe offert alors elle ne se retient plus et se laisse aller pour le captiver totalement, le droguer de ce délicieux poison qui coule de son antre. Elle sent le plaisir monter en elle, sa main plonge dans ses cheveux pour maintenir sa tête dans la prison de ses cuisses, elle tient son sexe sans bouger, incapable de s'occuper de lui, tout au plaisir qu'elle ressent, qui l'envahit, qui soulève son bassin, la fait crier maintenant... et lui prodigue un tel orgasme qu'elle est prise de saubresaut et voit des étoiles dans ses yeux.
Crispée par cet orgasme, elle s'était arc boutée dans sa direction et la voilà qui se laisse brutalement retomber sur le canapé, essouflée, transpirante et presque apeurée de tant de plaisir.
Il redresse légèrement la tête pour la contempler ainsi, perdue, sa main caressant doucement ce sexe ouvert dont il ne peut plus se passer du nectar qui en a coulé abondamment.
Elle reprend peu à peu ses esprits, son corps encore parcouru de quelques frissons puisqu'il poursuit ses tendres caresses sur sa vulve. Elle pivote doucement pour se rapprocher encore plus de lui, il bascule son bassin sur le côté, elle tourne la tête et embrasse le sexe qu'elle n'a pas lâché.
Elle dépose un baiser sur son gland et lèche la goutte de plaisir qui y perle déjà. Puis elle le suçote du bout des lèvres, tel un bonbon délicieux. Il a repris ses caresses sur son sexe brûlant et sa langue explore encore ses profondeurs intimes. Il se sent comme drogué par sa cyprine et compte bien lui arracher un deuxième orgasme, bien plus intense encore.
Elle le suce à pleine bouche maintenant, le branlant d'une main, jouant de ses couilles de l'autre... Il sent sa langue fourvoyer sur son gland, dans ses plis, il sent ses lèvres coulisser sur sa verge, sa queue finir en butée au fonds de sa bouche, ses mains s'activer fermement sur son membre et rouler ses bourses gonflées... Il perd à nouveau le contrôle de son bassin et se surprend à l'avancer au rythme de sa bouche. Il ne voudrait pas lui faire de mal, mais il ne maîtrise plus tous ses gestes et ferme les yeux de plaisir.
Les caresses qu'ils lui prodiguent sont plus intenses, plus rapides, plus profondes. Elle ouvre largement ses cuisses pour sentir ses doigts encore plus loin en elle. Son bassin se tend brutalement lorsqu'il masse du bout du doigt son oeillet et elle doit faire des efforts immenses pour continuer de s'occuper de sa verge tant elle sent le plaisir monter à nouveau en elle.
Il râle à présent et ses coups de bassin se font plus amples, il la baise de ses doigts au même rythme de ses va-et-vient...
Son ventre se contracte, ses couilles se font dures, il sent qu'il va partir et la prévient dans un cri mais elle empoigne ses fesses et le maintient contre lui. Elle reçoit toute sa semence en bouche, s'en délectant à son tour mais le voir jouir ainsi lui fait lâcher le dernier rempart qui la séparait d'un deuxième orgasme plus intense que le premier tant le partage l'a décuplé.
Leurs bassins s'arrêtent, leurs mains restent sur le sexe de l'autre mais immobile, leurs langues lèchent les dernières gouttes de plaisir qui perlent de leurs sexes surchauffés... puis leurs têtes tombent, lourdes de bonheur, qui sur la cuisse ou le ventre de l'autre et ils s'enlacent, tête bêche et restent à planer un long moment
Sans doute se sont-ils endormis un instant.
Didier les retrouve au petit matin, collés l'un contre l'autre, la tête de Julie sur l'épaule d'Aaron, leurs bras entremêlés, un sourire aux lèvres. Ils leur jettent une couverture sans les réveiller, tire un peu les rideaux et sort acheter des croissants. Le ménage peut attendre encore un peu.
Depuis cinq jours Julie ne sort pas de sa chambre du campus, révisions à outrance, elle n'en peut plus ! Aujourd'hui elle s'accorde une pause, elle veut profiter de ce chaud soleil de printemps, elle veut croquer la vie ! Elle décide de passer en fin de matinée à la biblio de la fac, de déjeûner au RU avec quelques copains de promo, d'assister, quand même, au seul cours qu'il lui reste ce trimestre, d'aller se promener au Luco pour la fin de l'après-midi et surtout, pour une fois, de participer à la soirée organisée par Didier dont les parents sont absents pour quelques jours. Ca fait combien de temps qu'elle n'a pas fait une petite soirée étudiants ? Elle a très envie de retrouver toute la bande, ils lui manquent tous ! Et puis ces petites soirées entre eux qui se connaissent depuis tant d'années, ça a quelque chsoe de reposant... Pas besoin de se mettre sur son 31, ni de faire attention à ne pas trop chauffer les mecs en dansant comme une dératée, non, on peut être à la cool, on se connaît tous et on n'est là que pour faire la fête.
Hop son short en jean, hop ses sandales à talons compensés, hop son t-shirt rayé qui couvre à peine les épaules, un truc pour relever ces cheveux qui lui tiennent chaud, sa paire de lunettes de soleil, et elle est prête à affronter les premières chaleurs parisiennes.
La journée se passe comme dans un rêve, de la gaité, des rires, des "oh mais ça fait plaisir de te voir; Julie ! Depuis le temps !!", des échanges riches... et même un moment très agréable au parc, assise à l'ombre incertaine d'un platane, où elle a pu enfin finir le dernier bouquin divertissant qu'elle avait entamé... pour une fois que c'était pas un poly de partiel !
Petit crochet par chez elle pour nourrir le chat, prendre un gilet pour la fin de soirée et des chaussures plates (elle est prévoyante), rehausser un peu le maquillage, écouter les messages sur le répondeur... Passage chez le fleuriste, c'est son truc à elle, ça, offrir des fleurs aux mecs et des bouteilles de vin aux filles ! Et le pire c'est que ça plait bien plus qu'elle ne le pensait...
Dingdong ! Déjà du bruit à l'intérieur, elle n'est pas la première...
La porte s'ouvre et apparaît dans l'encadrement un parfait inconnu... Elle a du faire une tête si surprise que le type lui décroche un franc sourire "Entrez ! Je ne vais pas vous manger !"
Didier se pointe, suivi de quelques potes "Ah Julie ! J'ai cru que tu décommanderais une fois encore ! Viens, tout le monde est si content de te revoir enfin sortir de ton couvent !! Je crois que tu ne connais pas Estelle, la copine de Jérôme (la énième nouvelle copine, pense Julie), Marc et Aaron, ils étaient dans notre section l'an dernier, on s'est connus au BDE"
Elle embrasse, embrasse, embrasse, des joues fraîches, des joues chaudes, des joues mal rasées, des joues douces, des joues puériles, des joues barbues, des joues, des joues... les joues très douces d'Aaron, son portier, donc.
Elle est assaillie de questions, sollicitée de toute part... on l'invite à danser, à participer à une débat qui finit en éclats de rire, à piller le buffet, à picoler, mais sans exagérer... elle se dit qu'elle aura une crampe aux joues à force de sourire toute la soirée ! C'est bon de se sentir entourée par les amis et de sortir de cette chambre de campus sans âme et délabrée...
Il est déjà tard et ceux qui se lèvent tôt pour un cours demain, ou qui bossent, ou qui habitent loin, ou qui ne veulent pas louper le dernier métro sont déjà partis... Elle habite tout près, elle compte faire la grasse mat demain avant de replonger dans ses révisions, elle est bien, elle reste et profite !
Elle commence à aider Didier à mettre de l'ordre et se rend compte qu'il y a du boulot !
"Si tu veux, je peux rester dormir et t'aider à ranger demain... j'ai peur que tout seul ce soit trop déprimant !"
"Ecoute, si tu peux, c'est pas de refus... Je sais qu'à deux ça ira nettement plus vite ! Et puis comme ça, je profite encore un peu de toi avant que tu ne repartes dans ton ermitage ..."
"oui, c'était juste une pause, mais j'ai encore 15 bons jours de révisions qui m'attendent..."
"on va se faire une de ces fêtes après les partiels !!! au moins 3 jours non stop ! Ok ?"
"oh que oui ok ! Tu penses bien !"
Ils ne restent qu'eux, s'activant dans la cuisinie, Jérôme et Estelle se bécotant dans le bureau, et Aaron et Marc discutant sur le balcon.
"ça suffit comme ça, on finira demain ! Viens boire un dernier verre, Julie."
Elle suit Didier au salon, se laisse tomber sur le canapé. Il part servir des verres tandis que les garçons rentrent du balcon. Marc s'est avéré un super danseur, elle est bien contente qu'il ait rejoint le groupe. Il a l'air aussi crevé qu'elle et fait grincer le fauteuil en s'affalant dessus. Aaron vient s'asseoir sur le canapé et une conversation s'engage entre eux quatre lorsque Didier tend un verre à chacun.
Elle remarque qu'Aaron parle peu mais toujours à propos... et surtout qu'il la fait rire bien souvent ! Ils finissent par discuter du cours qu'elle révise depuis une semaine, au hasard d'une question qu'elle a posé à ces deux étudiants plus âgés. Aaron et elle sont si passionnés par leur conversation qu'ils ne remarquent pas que Marc s'est discrètement levé et a pris congé de Didier, un clin d'oeil complice échangé sur le pas de la porte et Didier part se coucher tout aussi discrètement.
C'est le silence épais qui les entoure qui leur fait tourner la tête..."Ils sont tous partis ?" s'étonnent-ils en choeur ?!
Aaron n'a pas envie de partir du tout. Lui qui est si timide, qui n'a jamais osé aborder une fille, se donne mentalement des coups de pied au cul pour oser... oser poser sa main sur la joue de Julie.
"Il ne reste que nous deux" et lui lancer le regard le plus doux et le plus sensuel qu'il puisse faire... Il espère qu'elle le comprendra suffisamment et qu'elle est moins timide que lui, car il a déjà fait bien plus que ce qu'il pensait être capable de faire !!
Elle le regarde avec tant de tendresse qu'il sent une pique brûlante dans son thorax et... que sa verge se tend. C'est bien un truc de mec, ça, pense-t-il... un peu d'attention d'une belle fille et bim ! Il bande...
Julie est très impressionnée par ce savant jeune homme dont la conversation fut passionnante. Elle n'a cessé d'admirer ses longues mains qui parlaient autant que sa bouche aux lèvres charnues.. Elle l'a dévoré des yeux, a mentalement mordu dans ses lèvres, embrasser ses yeux au regard si perturbant... Elle avait du mal à suivre leur conversation tant elle avait envie de se blottir dans ses bras. Chaque fois qu'il lui décochait un sourire, c'était une pique brûlante dans sa poitrine et... des fourmillements dans le bas-ventre ! C'est bien un truc de fille, ça, pensa-t-elle... un peu de tendresse de la part d'un beau mec et bim ! Elle mouille...
De peur qu'il ne retire sa main, elle pose la sienne par dessus et maintient ce contact doux et chaud sur sa joue. Premier contact, tant attendu, presque électrique..
Il a l'air inquiet et tétanisé, elle lui prend alors le visage entre ses mains, se rapproche delui et dépose un baiser sur sa bouche si douce. C'est comme si elle avait appuyé sur le bouton déclencheur d'un cataclysme... Oubliée la timidité, le doute, la gêne... Aaron tient maintenant fermement la nuque de Julie et l'embrasse fougueusement, passionnément... il dévore ses lèvres, fouille sa bouche, se bat avec sa langue, l'étouffe à moitié...
Il l'enlace et la tient serrée contre lui, une main plaquée contre son dos...
Puis il relâche un peu l'étreinte et calme ses baisers, lui bécotant tout le visage, puis le cou, la nuque... Ses mains se font baladeuses, s'aventurent sous le t-shirt, défond rapidement l'attache du soutien-gorge pour libérer deux seins qu'elles empoignent, caressent, massent, pincent...
Julie halète sous la fougue de son amant, ne peut retenir de petits gémissements de plaisir lorsqu'il fait darder ses tétons, lorsque sa bouche descend pour avaler un sein....
Elle ôte t-shirt et sous-tif pour lui offrir chaque pore de la peau de son buste qu'il s'emploie à parcourir de la langue et des doigts, baisant, mordant, titillant, caressant ce corps qui l'ennivre déjà.
Progressivement les volutes de ses baisers le font descendre vers son ventre doux et chaud, ses mains se posent sur ses hanches tandis qu'il s'attarde sur son nombril. Avec agilité et défait son short et le fait glisser le long de ses jambes, emportant avec le tanga dont il n'a pas même vu la couleur...
Julie s'allonge sur le canapé, abandonnant bien volontiers son corps à cet amant si gourmand.
Il vient poser ses lèvres en haut de son pubis, puis descend doucement, semant de petits baisers jusqu'à son sexe sur lequel il s'attarde, prolongeant et appuyant son baiser... Il la sent soulever son bassin pour aller à la rencontre de ses lèvres, elle le désire, son odeur se fait plus forte, ses lèvres s'entrouvent et il voit luire son intimité encore dissimulée... Il souffle doucement et lui arrache une plainte... il ne la fait pas attendre plus longtemps et plonge le bout de sa langue entre ses lèvres douces pour aller au contact de ce charmant bouton déjà durci par l'attente...
Parcourant de sa langue son sillon intime, il la voit se cambrer pour mieux sentir cette caresse quiexcite qui son clitoris tendu, qui l'entrée de son vagin, qui les petits plis de son anus...
Tout au plaisir qu'il lui procure, cherchant à percevoir chaque signe de son corps pour s'attarder sur les recoins les plus sensibles, il ne remarque pas son petit pied dénudé qui se glisse entre ses jambes et vient s'appuyer délicatement sur l'importante bosse de son pantalon... Hmm comme il apprécie la délicate caresse qu'elle lui procure ! Le tissu de son short n'est qu'un rempart fragile et il ressent chaque pression qu'elle exerce... elle replie ses orteils sur son sexe et le branle avec tant de douceur et de fermeté qu'il ferme un moment les yeux et immobilise sa langue.
Reprenant ses esprits et son activité, il se jure de lui procurer un plaisir aussi fou que ce qu'elle lui promet déjà.
Il alterne les petits coups de sa langue pointue autour de son bouton d'amour, avec de plus amples léchages fouillant dans sa chair humide. Il se délecte du doux nectar qu'elle produit, s'émeut des frissons qui lui parcourent le corps, s'amuse de la voir se cambrer ... et se sent à l'étroit dans son short.
Imperceptiblement elle a fait glisser son corps sur le canapé et c'est une main habile qui vient à la conquête de ce fichu short, le déboutonne et libère précautionneusement son membre douloureux. Elle tâtonne aveuglément à la découverte de ce sexe qu'elle caresse de bas en haut, sur le gland puis de haut en bas, emprisonne ses couilles, les fait rouler, remonte le long de sa verge qui palpite dans sa paume. Elle le tient fermement, maintenant, le branlant lentement mais totalement, resserrant son étreinte au bas de son mât, caressant de son pouce son gland dénudé.
Elle sourit de remarquer les pauses dans ses jeux de langue, son souffle parfois saccadé, son bassin dont il n'arrive pas à retenir tous les mouvements... Elle aime lui faire perdre le contrôle, lui qui l'emmène si loin dans le plaisir de son corps.
Il se resaisit à nouveau et joint à sa langue ses longs doigts habiles qu'il glisse doucement dans son fourreau humide. Elle pousse un premier cri puis se met à gémir sous le traitement qu'il lui impose. Alternant entre ses doigts et sa langue, il sollicite son bouton d'amour tout en lui prodiguant les plus sensuelles des caresses internes. Elle se sent dégouliner de plaisir et est très touchée de constater qu'il s'en délecte. Il lui semble qu'il s'ennivre de son odeur et s'abreuve avec plaisir à son sexe offert alors elle ne se retient plus et se laisse aller pour le captiver totalement, le droguer de ce délicieux poison qui coule de son antre. Elle sent le plaisir monter en elle, sa main plonge dans ses cheveux pour maintenir sa tête dans la prison de ses cuisses, elle tient son sexe sans bouger, incapable de s'occuper de lui, tout au plaisir qu'elle ressent, qui l'envahit, qui soulève son bassin, la fait crier maintenant... et lui prodigue un tel orgasme qu'elle est prise de saubresaut et voit des étoiles dans ses yeux.
Crispée par cet orgasme, elle s'était arc boutée dans sa direction et la voilà qui se laisse brutalement retomber sur le canapé, essouflée, transpirante et presque apeurée de tant de plaisir.
Il redresse légèrement la tête pour la contempler ainsi, perdue, sa main caressant doucement ce sexe ouvert dont il ne peut plus se passer du nectar qui en a coulé abondamment.
Elle reprend peu à peu ses esprits, son corps encore parcouru de quelques frissons puisqu'il poursuit ses tendres caresses sur sa vulve. Elle pivote doucement pour se rapprocher encore plus de lui, il bascule son bassin sur le côté, elle tourne la tête et embrasse le sexe qu'elle n'a pas lâché.
Elle dépose un baiser sur son gland et lèche la goutte de plaisir qui y perle déjà. Puis elle le suçote du bout des lèvres, tel un bonbon délicieux. Il a repris ses caresses sur son sexe brûlant et sa langue explore encore ses profondeurs intimes. Il se sent comme drogué par sa cyprine et compte bien lui arracher un deuxième orgasme, bien plus intense encore.
Elle le suce à pleine bouche maintenant, le branlant d'une main, jouant de ses couilles de l'autre... Il sent sa langue fourvoyer sur son gland, dans ses plis, il sent ses lèvres coulisser sur sa verge, sa queue finir en butée au fonds de sa bouche, ses mains s'activer fermement sur son membre et rouler ses bourses gonflées... Il perd à nouveau le contrôle de son bassin et se surprend à l'avancer au rythme de sa bouche. Il ne voudrait pas lui faire de mal, mais il ne maîtrise plus tous ses gestes et ferme les yeux de plaisir.
Les caresses qu'ils lui prodiguent sont plus intenses, plus rapides, plus profondes. Elle ouvre largement ses cuisses pour sentir ses doigts encore plus loin en elle. Son bassin se tend brutalement lorsqu'il masse du bout du doigt son oeillet et elle doit faire des efforts immenses pour continuer de s'occuper de sa verge tant elle sent le plaisir monter à nouveau en elle.
Il râle à présent et ses coups de bassin se font plus amples, il la baise de ses doigts au même rythme de ses va-et-vient...
Son ventre se contracte, ses couilles se font dures, il sent qu'il va partir et la prévient dans un cri mais elle empoigne ses fesses et le maintient contre lui. Elle reçoit toute sa semence en bouche, s'en délectant à son tour mais le voir jouir ainsi lui fait lâcher le dernier rempart qui la séparait d'un deuxième orgasme plus intense que le premier tant le partage l'a décuplé.
Leurs bassins s'arrêtent, leurs mains restent sur le sexe de l'autre mais immobile, leurs langues lèchent les dernières gouttes de plaisir qui perlent de leurs sexes surchauffés... puis leurs têtes tombent, lourdes de bonheur, qui sur la cuisse ou le ventre de l'autre et ils s'enlacent, tête bêche et restent à planer un long moment
Sans doute se sont-ils endormis un instant.
Didier les retrouve au petit matin, collés l'un contre l'autre, la tête de Julie sur l'épaule d'Aaron, leurs bras entremêlés, un sourire aux lèvres. Ils leur jettent une couverture sans les réveiller, tire un peu les rideaux et sort acheter des croissants. Le ménage peut attendre encore un peu.
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