jeudi 17 janvier 2013

Vocabulaire nocturne

Pour une fois je suis là pour dîner et je n'ai pas à retourner bosser après. Je traine dans la salle-de-bains, je n'en ai pas souvent l'occasion. Je suis la dernière, aucun scrupule à vider le ballon d'eau chaude sur mes épaules ! Je me glisse nue et encore humide sous les draps, petit plaisir personnel ... Il neige doucement dehors, le poêle donne à fonds, on se recroqueville avec délice sous les couvertures.
Délectation.

J'aurais aimé qu'il vienne se coucher maintenant, j'avais envie de ses caresses, de sa peau, de sa voix... mais il s'est scotché devant un match à la con, ça me fait râler !
Frustration.

La princesse ferait mieux de laisser son preux et servant chevalier vaquer à ses occupations. Elle doit admettre qu'il est tôt pour qu'il vienne se coucher, il n'a pas de sommeil à rattraper, lui J'écoute les bruits de la maison, les ricanements des enfants, la grosse voix de leur père qui se bat pour les coucher, et je cloue le bec de la princesse capricieuse.
Clairvoyance.

Le coton de la couette me caresse la peau et m'enveloppe de douceur. Mes mains partent en balade sur mon corps, délicates caresses qui s'attardent sur mon pubis et mon sexe, inspection de la toison tout juste rectifiée. Mes pensées vagabondent et mes doigts s'attardent vers cette intimité chaude qu'ils se mettent à explorer. Plongeon dans un écrin doux, moelleux, humide, si bon à caresser...
Masturb... ah non ! Endormissement !

Cling ! Mon oeil s'ouvre dans le noir, milieu de nuit. Je suppose que cela fait six heures que je dors, il en est toujours ainsi, horloge interne. Silence ouaté de la nuit, j'explore auditivement ma maison endormie. Aaaaah !! Tout à coup on m'arrache la couette et le froid le saisit ! C'est chéri qui se tourne pour attraper une bouteille d'eau ! "Non mais ça va pas de me piquer la couette comme ça ! Passe-moi la bouteille, tiens !" "Oops, désolé, tiens." "C'est chiant pour boire ces plastiques tout mous !" "Comme moi" "Pfff ! Me fais pas rire quand je bois !"
Complicité

On se recouche, je me colle contre lui, resté sur le dos, je passe ma jambe sur lui, mon bras enserre ses épaules, j'aime bien me l'accaparer comme ça ! C'est mon-mien, pas touche ! "C'est pas toi qui me disais que t'étais mou ?" "C'est ta jambe sur moi qui m'a excité" "ah bon ? Rien que ma jambe, comme ça, innocemment posée, ça t'excite ! Hmmm" Me voilà franchement réveillée... Je sors dans le froid de cette vieille maison faire un tour aux toilettes, sinon je ne pourrai pas me rendormir correctement... et je retourne me lover au chaud contre lui. Par où remonter dans le lit ? Faire le tour et me glisse de mon côté ? Escalader le sien, l'escalader ? J'attrape la couette et zou ! Je la vire... et je viens la remplacer... Mes jambes allongées sur les siennes, en équilibre, mon buste encastré sur le sien, mes mains dans les siennes, ma tête dans son cou, je le déguste de la tête au pied par chaque parcelle de ma peau et je sens son sexe dur contre mon pubis.
Excitation

Ma bouche dévore la peau douce et chaude de son cou et vient lui voler quelques baisers sur les lèvres. Mes jambes retombent de chaque côté et l'enserrent, nos bas-ventres se frottent tendrement, se tendent l'un vers l'autre. Ses mains parcourent mon dos, mes hanches, mes fesses, les miennes le cajolent... "Hmmm... et si tu mettais un préservatif tout de suite ? Non ?" "Si" Je me soulève quelques instants mais reviens vite l'écraser, mon sexe posé juste au-dessus du sien. Je le saisis, il est terriblement droit et dur, il me donne tellement envie.. Je caresse un peu mes lèvres puis le dirige, impatiente vers mon antre qu'il pénètre d'un coup, une vague de plaisir me parcourt.
Désir intense.

Je me redresse et danse sur son ventre, parfois glissant sur son sexe, parfois ondulant pour le sentir au fonds de moi et masser tout mon sexe sur lui... Ses mains profitent de mes seins qu'il se redresse pour embrasser, ses mains saisissent mon bassin pour l'accompagner dans ses mouvements... Je tangue, tantôt dressée devant lui, tantôt en arrière prenant appui sur ses genoux, tantôt écroulée sur son torse, la tête enfouie dans son cou où je murmure mon plaisir... il s'arc-boute, je soutiens sa tête, je sens toute sa force dans ces coups de reins acrobatiques, il s'accroche à moi, à mes fesses, il part hasarde ses doigts vers ce petit trou tant désiré...
Volupté

Il fait trop sombre pour que je le vois distinctement, mais je devine son oeil qui brille, son visage interrogatif tourné vers moi. Oui, j'ai envie aussi, ne t'en fais pas. Je me dégage lentement de toi, un sourire aux lèvres, je glisse une main vers ton sexe et le présente à mon cul. Je sais, je râle toujours si tu ne me prépares pas, mais j'ai tellement envie de toi, que je sens qu'il n'en est pas besoin. J'aime que tu me laisses mener la danse, tu es là, immobile et patient... je sens que tu te retiens de bouger, que tu es tout à tes sensations et que tu savoures la progression de ton sexe en moi. Sens-tu comme il y entre lentement mais facilement ? Je ne peux retenir mes gémissements de plaisir, j'aime tellement te sentir coulisser dans mon cul tout simplement.
Connivence

Notre danse a repris, plus intense, plus bruyante, plus brutale. J'ai rapidement envie de plus, encore plus. "Tu ne veux pas que je me mette à quatre pattes ?" Tu acquiesces et je m'offre indécemment à toi, toi qui n'hésites pas et retournes profiter de ce petit trou que tu aimes tant. Je me cambre pour mieux te sentir, tu me saisis la taille pour amplifier tes mouvements. Nos corps s'agitent en rythme, parfaitement synchronisés sur ce plaisir intense que nous prenons ensemble. Mes plaintes emplissent la nuit, bientôt rejoins par tes râles... Je t'entends gémir, je sens ton corps te tendre, tes coups se font plus forts, plus profonds, je sens que tu vas jouir et j'en ressens un plaisir foudroyant.
Jouissance

Tu te poses sur mon dos, je relève ma tête pour me coller à toi, tu embrasses mon cou et nous restons quelques moments ainsi, un peu interdits, surpris, essoufflés, heureux... je m'écroule enfin sur le lit et tu te retires doucement. Oui, je sais, quelle corvée ces préservatifs... tu m'en veux vraiment ? Je me glisse de mon côté du lit, me retourne sur le dos, face à la nuit. Je t'aime, tu le sais, même si je ne te le dis pas, ou ne te le dis plus. Parfois les mots voudraient franchir mes lèvres, mais le souvenir du mal que tu m'as fait cet été les scelle encore. Tu devras te contenter des non-dits murmurés de mon corps. Tu reviens te glisser au chaud dans le lit "Bonne fin de nuit, ma dame" Je me colle à ton dos, le visage dans le creux de tes épaules, si doux, que j'aime tant "Dors bien, mon coeur". Pour une fois, avant que le réveil ne sonne, on a du temps...
Tendresse

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire