samedi 27 avril 2013

Clairière (pantoum)

Perdu dans ses pensées, il flanne le nez au vent
Il hume l'air du temps, il goûte le vent frais
Ses pieds marchent au hasard sans chemin apparent
Il ne sait encore ni comment ni où aller

Il hume l'air du temps, il goûte le vent frais
Il s'arrête en chemin à l'ombre d'un sapin
Il ne sait encore ni comment ni où elle est
Il ne sait pas encore où reposer sa main

Il s'arrête en chemin à l'ombre d'un sapin
Il se plait à rêver une autre vie déjà
Il ne sait pas encore où reposer sa main
Elle est bien là, tapie, mais il ne la voit pas

Il se plait à rêver une autre vie déjà
Une vie qui sonne le vrai, où il peut être lui
Elle est bien là, tapie, mais il ne la voit pas
Elle observe celui qui frôle son abri

Une vie qui sonne le vrai, où il peut être lui
Elle s'approche doucement de ce nouvel intrus
Elle observe celui qui frôle son abri
Elle se sent en confiance et attend qu'il l'ait vue

Elle s'approche doucement de ce nouvel intrus
Le frôle doucement qu'il sente sa présence
Elle se sent en confiance et attend qu'il l'ait vue
Le cou tendu vers lui, guettant sans impatience

Le frôle doucement qu'il sente sa présence
Il se penche soudain, lui souriant déjà
Le cou tendu vers lui, guettant sans impatience
Elle succombe d'un coup sous son regard si froid

Il se penche soudain, lui souriant déjà
Caresse distraitement cette renarde venue
Elle succombe d'un coup sous son regard si froid
Lovée à ses pieds, elle se repose, vaincue

Caresse distraitement cette renarde venue
Il se lève soudain, certain de son chemin
Lovée à ses pieds, elle se repose, vaincue
Mais d'un bond se redresse et rattrape la main

Il se lève soudain, certain de son chemin
Elle le voit s'éloigner et hésite un instant
Mais d'un bond se redresse et rattrape la main
Perdu dans ses pensées, il flanne le nez au vent

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