Je dédicace de texte, que je ressors de mes cartons, à Steven, ami qui m'a inspiré le sujet en papotant et qui se reconnaîtra.
Je m'appelle Céline, j'ai 20 ans, je suis en 3ème année de fac et je me
suis cassée la jambe en glissant bêtement dans la rue sur un trottoir
sale. Les gens de ma promo sont sympas, ils se relaient pour me noter
les cours et tout m'apporter une fois par jour. Un vrai défilé chez moi.
Je me demande toujours qui sera derrière la porte quand j'ouvrirai !
Il
y a d'abord eu mes copines, les amis proches... puis quelques curieux
de voir où j'habitais. Les meilleurs de la promo, dont je faisais partie
et qui aiment bien récolter mon avis... Ils viennent à trois ou quatre,
le plus souvent. Je suis loin d'avoir vu toute la promo encore et je
retourne en cours lundi, avec une attelle plus légère et facile pour
arpenter cette fac pas équipée du tout. On m'a retiré mon plâtre hier,
je suis soulagée, tout s'est bien passé. Maintenant on est vendredi 21h,
je ne pense pas recevoir de visite aujourd'hui
Coup de sonnette. Et si ! On ne m'a pas oubliée ! Alors, qui vient ce soir ?
«
J'arriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiive ! » Il faut me laisser le temps de
retrouver mes béquilles et me hisser jusqu'à la porte. Pour ma première
nuit sans plâtre j'ai mal dormi, j'ai le teint pâteux, la mine défaite,
je ne suis ni coiffée, ni maquillée aujourd'hui, je porte un bas de
survêt découpé du côté de ma jambe cassée et un vieux t-shirt informe...
je ne sais pas si vous pouvez vous faire une idée de la tête hirsute
voir effrayante qui s'est pointée à la porte, mais mon interlocuteur a
eu un temps d'arrêt !
« Céline ? »
« Oui, désolée, tu me vois dans
un sacré état ! Je ne suis pas encore habituée à l'attelle, je n'ai pas
dormi et j'ai passé la journée à comater ! »
« C'est pas grave, je
suis pas venu t'emmener à danser ! » Ah, toujours le mot pour détendre
l'atmosphère, Esteban. Ca me fait plaisir de le voir.
C'est un
des garçons les plus craquants de la fac, souriant, gai, généreux,
intelligent et sacré beau garçon. Je me suis toujours demandée qui était
sa petite amie, d'ailleurs. En tous cas ça tombe bien qu'il passe me
voir, c'est l'un des meilleurs au cours de M Arnaud, et moi j'ai rien
compris à ce qu'ils ont vu cette semaine.
« Je sais qu'il se fait
tard, mais j'ai besoin d'aide sur les cours de M Arnaud... on peut voir
ça se soir ou si tu acceptes de repasser... »
« tu as beaucoup de questions ? »
« je crois oui, attends, suis-moi, j'en ai fait une liste sur mon bureau »
Clopin-clopant
je traverse mon mouchoir de poche d'appartement d'étudiante, Esteban
sur les talons, je rentre dans ma chambre, rangée, pour une fois, si on
excepte le lit dans lequel j'étais vautrée encore il y a une heure... Je
fouille vite fait mon bureau, retrouver ma liste et la lui tend.
« je crois qu'il vaut mieux que je revienne, en fait. »
« je ne veux pas t'obliger, mais je sais que tu as de bonnes notes à ce cours, alors si tu pouvais m'aider »
« oh mais pas de soucis, Céline, je t'assure ! »
Je sens qu'il veut repartir alors je me dirige vers la porte pour le raccompagner...
« En tous cas c'est gentil d'être passé ! Tiens, un bisou sur le front pour te remercier ! »
Il venait de se pencher en avant pour m'ouvrir la porte et j'en ai profité. Ca le fait sourire.
« De rien. Je t'en rend un … dans le cou. » Ce regard ne me trompe pas, il est aussi joueur que moi.
« Très bien, approche... en voilà un sur la pommette ! Tes joues piquent trop... »
Il se glisse derrière moi « derrière l'oreille »
Je
pivote, m'appuie au mur pour lâcher mes béquilles, lui prend la tête,
je me méfie... « sur le nez, les yeux, les tempes... » eh oui ! J'ai
triché...
Il me sourit « sur la joue, toi tu piques pas »
Je pose
mes mains sur lui et lui défais quelques boutons de sa chemise en le
regardant d'un air de défi... ah ! Tu veux jouer ? Je lui dénude une
épaule « tout le long de la clavicule » que je parsème de baisers
hissée sur la pointe des pieds. Je repose sa chemise et vais pour la
refermer. Il retient mes mains, les porte à sa bouche « sur les mains »
Je défais alors encore un peu sa chemise et libère l'autre épaule « au bout de l'épaule »
Il
tire sur mon t-shirt manquant de me faire tomber et plonge sa tête dans
mon décolleté. Je n'ai pas mis de soutien-gorge aujourd'hui et ses
baisers à la naissance de mes seins dressent immédiatement mes tétons. «
à la base de ton sein » qu'il prend à pleine main.
Je finis de lui retirer sa chemise « sur tes minis seins ».
Il
me serre contre lui et m'entraîne vers mon lit, à deux pas. Il me fait
tomber à plat dos dessus, se penche sur moi pour glisser sa tête sous
mon t-shirt... « sur ton ventre chaud et doux »
mais là, il n'y dépose pas qu'un simple baiser...
Ses mains sont revenues sur mes seins, sa bouche couvre de doux baisers mon ventre en spirales autour du nombril.
Il rampe sur moi et remonte doucement en m'embrassant tout du long « alors ? Tu abandonnes ? »
Je
prends à nouveau sa tête entre mes mains « sur tes lèvres » et nous
échangeons un baiser d'une douceur et d'une tendresse infinies.. un
baiser qui dure... un baiser de nos lèvres qui se cherchent et se
goûtent, de nos langues qui s'enroulent et se titillent... un baiser de
plus en plus profond, intense... un baiser sans fin qui laisse nos mains
libres de parcourir nos corps... les miennes parcourant ses cheveux,
ses épaules, son cou, son torse... les siennes vagabondant d'un sein à
l'autre, d'une hanche à l'autre, puis se glissant derrière mon cou pour
m'empêcher d'échapper à ce baiser torride qui enflamme nos bouches...
Il
ne s'avoue pas vaincu pour autant ! Il quitte mes lèvres en parsemant
son trajet de petits baisers qu'il dépose de mes lèvres à mon cou, de
mon cou à ma gorge, soulève mon t-shirt, de ma gorge à mon ventre, mais
descend encore et je l'entends murmurer « sur ton pubis » avant qu'il me
baisse mon bas de survêt et bécote ma maigre toison...
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